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    La tempête de sable

    Photo extraite du site agadez-niger

     

     

    Je marche dans un tourbillon
    Le sol s’étoile sous mes pas
    Et très haut la nuit se déploie
    Majestueuse et chatoyante

    Qu’importe le nuage ardent
    Qui m’étouffe et qui m’éblouit
    Qu’importe si je n’y vois plus
    Dans un vertige de poussière

    Mes gestes inutiles
    Dessinent des falaises dans le ciel
    Et je marche
    Reine des vents qui me couronnent

    Le désert qui m’entoure est ma robe d’espace
    La sable qui me couvre est ma robe du temps
    Mon royaume est étourdissant
    Je possède la clef des champs

     

     Le Rossignol d'Argent
    © Editions Saint-Germain-des-Prés
     
     
     

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  •    Jeudi, avec mon groupe de randonneurs retraités, nous nous sommes promenés sous une chaleur étouffante, mais heureusement en grande partie dans les bois.  

        Je n'avais pas pris mon appareil photo, pensant que c'était superflu, mais bientôt je le regrettai - et je ne fus pas la seule !  En effet les pluies surabondantes des jours passés avaient tant gorgé d'eau les fossés de cette région marécageuse, que nous nous retrouvâmes bientôt à patauger sur les bords des allées, puis à chercher à sauter des ruisseaux devenus beaucoup trop larges... Leurs bords, en pente raide, étaient ultra glissants si bien que l'un de nous dérapa et se retrouva le pied englouti. En bien des endroits des rondins ou des dalles de bois avaient été prévus pour faciliter les traversées, mais les courants diluviens les avaient arrachés et entraînés au loin.

        L'une de nous, équipée de bottes, essaya bien d'en récupérer une, mais ses bottes s'enfonçaient dans la boue jusqu'à ce que l'eau en dépasse le bord. Nous avons dû donc faire d'immenses détours et de grands efforts pour atteindre notre but, heureux d'être nombreux pour pouvoir s'entraider et se donner la main.

        J'ai fini par prendre quelques clichés avec mon téléphone portable, mais ils ne sont pas d'excellente qualité et surtout ne reflètent pas toutes nos difficultés car en plein effort je ne l'ai pas utilisé. Par contre, espérons que le chikungunya n'a pas encore atteint nos régions, car les moustiques grouillant dans la zone la plus humide nous ont rapidement pris pour cible et dévorés !

          Incroyable année 2012 : après un mois de février polaire, un mois de mai tropical.

       Mais voici mon petit reportage, à commencer par la balade sous les bois, que j'ai appréciée car il y régnait encore une certaine fraîcheur.

     

    Randonnee-Gizay-01.jpg

     

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        Ces arbres en forme de voûte de cathédrale m'ont beaucoup plu. J'ai d'ailleurs compris que les "nefs" des cathédrales avaient été calquées sur les allées arborées dans lesquelles, au temps des celtes, se tenaient les assemblées druidiques.

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         Les troncs sont couverts d'une mousse très épaisse (qui ne ressort pas très bien ici).

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       Nous passons auprès d'une mare que je n'ai jamais vue si remplie.

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         Mais notre but est un étang pour lequel je me réserve...

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        Hélas nous en dépassons l'endroit, je me demande pourquoi, pour poursuivre dans un enfer de marigots dont ce petit enchevêtrement de canaux donne une vague idée.

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       Et c'est là que nous devons faire des acrobaties, car lorsque nous trouvons un passage suffisamment étroit pour en sauter un, il en surgit un autre aussitôt à nos pieds, infranchissable celui-là...

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         Heureusement, il y avait des messieurs assez forts pour amener des branches en travers et assez courtois pour tenir la main aux dames !

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         Et pourquoi tout cela ? Pour atteindre un autre étang, qui malheureusement s'avéra barré par une large barrière assortie d'un panneau sens interdit arborant le message : "propriété privée - défense d'entrer" ! En contournant le secteur, nous aperçûmes cette cascade résultant du trop-plein de l'étang, mais les joncs très haut en cachaient l'essentiel. Sans parler de l'affluence des moustiques... C'était vraiment l'Afrique.

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         Nous prîmes donc le chemin du retour, par une allée plus saine cette fois... Ouf ! Peu à peu les insectes volants disparurent, mais dès que nous sortîmes de l'ombrage des arbres nous étouffâmes et transpirâmes de nouveau.

        N'importe : ce fut un tel souvenir que l'on me demanda mes photos pour l'ajouter à l'album de l'association, et je regrette beaucoup de n'en avoir pas pris davantage.

     

     

     

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    La Théols en crue à Issoudun

     

    Commère, qui l’eût cru
    Que la rivière eût crû
    Jusqu’à passer la rue ?




    Il n’avait pourtant plu
    Que vingt-quatre heures au plus,
    Mais certes en continu…


    Images du Parc François Mitterrand (Issoudun) submergé par la Théols en octobre 2006. 

     
     

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  • lampions.jpg

     

     

    Ils avaient dîné très tard.

    Des lustres, les chandelles s’affaissaient en pleurant...

    Les lampions rougeoyants souriaient un peu ivres,

    Noyés dans le brouillard tiède.

     

    Sur eux le Songe se fermait

    Comme un grand coquillage…

     

    Aveugles, ils s’endormirent,

    Vaincus par l’éternel sourire des soleils

    Qui glissent à rebours des cercles enchantés,

    Étourdis par les pleurs intermittents des astres

    Cloués à leur abîme.

     

     

    Et lorsqu’ils s’éveillèrent,

    Ils étaient seuls !

     

    Seuls…

    Ils se regardaient

    À travers l’ombre hostile,

    Balbutiant des mots

    Qui n’avaient plus de sens…

     

    Étrangers,

    Éperdus,

    Ils se cherchaient,

    Mais ne se trouvaient plus !

      

     

     Extrait du "Rossignol d'Argent"
    Éd. Saint-Germain-des-Prés, 1974

     

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  • Soldat Beaujon

    Le "Soldat Beaujon" avant sa restauration
    (photo NRCO) 

     

         Vous vous souvenez sans doute de ce poème que j'ai composé en novembre 2010 (L'Or et l'Argent, publié actuellement dans Instants Secrets) pour célébrer l'acquisition par la Ville d'Issoudun de cette superbe statuette de plomb qui ornait le toit d'une des plus vieilles demeures du Centre Ville avant qu'un inconnu vienne la dérober, une nuit de 2008...

        Or, à la surprise générale, elle fut récupérée tout à fait par hasard par la gendarmerie en 2009 à l'occasion d'une saisie de stupéfiants et, très abîmée, fut mise aux enchères par le propriétaire de la demeure d'où elle avait disparu. Si bien que la Ville d'Issoudun, qui y était très attachée comme ses habitants, réussit à la racheter, précisément en ce novembre 2010 ; époque où le maire, André Laignel, décida de la faire restaurer totalement par le meilleur ouvrier, et lança une consultation générale parmi les Issoldunois pour savoir quel leur paraissait le meilleur endroit pour la repercher, sur un bâtiment municipal cette fois.

     

    Carte-postale-ancienne2.jpgSur cette carte postale ancienne, vous apercevez le Bonhomme Beaujon bien en vue sur son toit,
    entre le beffroi et la Tour Blanche et face à l'église Saint-Cyr (dans notre dos).
    Propriété des Archives de l'Indre.


        Surnommé on ne sait pourquoi le Bonhomme Beaujon, cette girouette représentait un soldat de la garde de Louis XV brandissant un drapeau à fleurs de lys ; mais l'ayant fait réaliser sous Napoléon Ier, son commanditaire dut attendre 1815 et la défaite de l'empereur pour la jucher au sommet de son toit. Travaillée en plomb sur une structure de bois, elle mesure 1,10 m et pèse rien moins que 80 kg ! Un sacré personnage donc, toujours visible des passants fréquentant la ville et ne pouvant échapper aux photographes...

     

    Carte-postale-ancienne3.jpg

    Cette autre carte postale ancienne, prise exactement à l'opposé de la précédente (le beffroi est derrière nous et l'église Saint-Cyr - dont l'actuel clocher est de construction très récente - juste au fond ; la girouette sera replacée sur un bâtiment que l'on ne voit pas car il est situé entre l'église et sa demeure actuelle, dans un décrochement sur la droite).
    Propriété des Archives départementales de l'Indre.

     

         Aujourd'hui enfin la girouette a été totalement réparée, chaque pièce ayant été reprise et refaçonnée à l'identique - à l'exception évidemment du drapeau, que nous avons voulu bleu-blanc-rouge ! 

     

     

    girouette1.jpg

    Le soldat "Girouette" restauré.
    Photo Ville d'Issoudun

     

       Exposé durant la première quinzaine de mai dans le Hall de l'Hôtel de Ville, le soldat fut hissé hier après-midi sous un soleil joyeux au sommet de la "Maison d'Issoudun et du Berry" (notre syndicat d'initiative), une très ancienne demeure également totalement restaurée, qui fait face exactement à la maison où était jadis le soldat et jouxte l'église  dont la rénovation vient de s'achever.

     

        Voyez ici l'article conçu sur le site de la ville, et celui du quotidien local, la Nouvelle République du Centre-Ouest.

    Girouette-01.JPGVue depuis l'église (l'église est à droite,  avec un ancien mur de l'église primitive mis à jour juste devant), voici la nouvelle girouette sur son nouveau toit (vous pouvez agrandir l'image).

     

    Girouette 02         Maintenant la voici vue face à la Maison du Berry (l'église est à gauche, l'ancien toit est à droite, derrière l'arbre et la grue élévatrice sur laquelle vous apercevez le photographe).
    La photo peut aussi être agrandie.

    Girouette-03.JPG

      La voici de plus près (idem).

    Girouette.jpg
        Pour terminer, une belle photo prise par la Nouvelle République depuis la grue élévatrice qui servit à monter la pièce et à la mettre en place.

     

     

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