• Arbre-hopital.jpg

     

         Voici un platane situé devant l'entrée (ancienne, aujourd'hui une des entrées) de l'hôpital de Fontainebleau.

           Qu'a-t-il bien pu lui arriver ??

           Dites un peu ce que vous en pensez...

     

     

     

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  • (Réédition)

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    Sheena Robinson, Ghost Cranes

     

      

    Nous voguions entre les constellations 

    T’en souvient-il 

    Le feu te consumait
    Et de mes mains purifiées
    J’effaçais une à une tes brûlures 

    La cendre à mon souffle s’envolait 

    Un jour je suis née

    Nous existions déjà depuis longtemps

       

     

    Poème extrait du recueil "Le Rossignol d'Argent"
    publié en 1974 aux éditions Saint-Germain-des-Prés

     


    Pour poursuivre le rêve, une musique "magique" d'Ernest Chausson (1855-1899) : son poème symphonique Viviane composé d'après les légendes arthuriennes, interprété par Armin Jordan et le Basler Sinfonie Orchester.
     
     
     

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  • La-maison-de-Julien.jpg(Photo Nouvelle République)

     

       J'ai connu Julien lorsqu'il avait 15 ans ; il avait eu une jeunesse difficile mais souhaitait suivre son père dans le métier de couvreur qu'il lui enseignait.

       Quelque temps après, j'ai appris avec effroi (il avait alors environ 18 ans) qu'il venait d'avoir un terrible accident de voiture dû à un problème technique, une collision frontale qui avait entraîné son transfert d'urgence par hélicoptère jusqu'à l'hôpital de Limoges (alors que l'accident avait eu lieu dans l'Indre), où il était resté un moment entre la vie et la mort. Le jour où je l'ai revu, quelques années plus tard, en ville, je lui ai presque sauté au cou : un revenant !

        Et voici qu'aujourd'hui, au moment où, lancé dans son entreprise et jeune papa il se décide à acheter une maison, on la lui confisque en déclarant qu'elle fait partie des actifs d'une liquidation judiciaire ! Or le notaire la lui a vendue sans rien laisser paraître, et lui, il verse 1000 € par mois pendant 20 ans pour rembourser le prêt qu'il a contracté.

       Mais où est passé son argent ? Le vendeur, plusieurs fois en faillite pour des affaires de restauration, est si endetté que tout a été englouti avant même que l'Etat ait pris connaissance de la vente - qui aurait dû être interdite !

       De plus le notaire, sans doute ami avec les avocats locaux, a obtenu sans difficulté raison contre Julien quand celui-ci a essayé de lui intenter un procès, lui soutirant même des dommages et intérêts. Puis il a déménagé vers Versailles...

        Pour éviter les petits arrangements "entre amis", Julien a donc cherché un avocat très éloigné - à Nancy - pour reprendre son procès en appel, qui se tiendra on ne sait quand à... Versailles.

     

    Affiche.jpg

       Une association s'est créée dès le mois de janvier dernier pour lui venir en aide. Elle a organisé des activités, notamment cette marche à laquelle j'ai participé aujourd'hui, et a ouvert un blog sur lequel je vous invite à vous rendre (cliquez sur le bandeau ci-dessous).

    Blog-JV.jpg
        Vous verrez que le site est surtout nourri de documents à ouvrir ou de liens à suivre, vers des articles déjà existants de la Nouvelle République ou vers des émissions de radio consacrées au problème ; et que par ailleurs il offre un forum sur lequel vous êtes invités à vous inscrire si vous avez des conseils à donner ou des idées à apporter.
     

       Je vous propose toutefois de suivre les liens suivants vers des articles détaillés de la Nouvelle République locale :

        - Il achète une maison mais se la fait confiquer (11 janvier 2012)

        - La solidarité s'organise autour de Julien Vaillaud (24 janvier 2012)

        - Soutien à Julien Vaillaud : l'appel a été entendu (28 janvier 2012)

        - L'association de soutien à Julien Vaillaud est née (4 février 2012)

        - Marche solidaire à Issoudun (22 avril 2012) 

      Et de télécharger le prospectus diffusé par l'association, qui permet de faire le point sur la situation et de joindre les responsables afin d'envoyer de l'argent pour aider à couvrir les frais de justice et éventuellement de relogement (cliquez sur l'image ci-dessous pour obtenir le document en Pdf).

    Julien-Vaillaud.jpg

           Il existe également une page facebook intitulée "Solidarité pour Julien".

     

    Reunion-Chouday.jpgUne réunion de l'association

     


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  • (Réédition)

    clocher

     

     

     

    Il ouvre la fenêtre

    et laisse échapper des ballons

    des bulles de savon

     

    La lumière est étrange

     

    Il éclaire une porte

    une fenêtre étroite

     

    Je loge une araignée

    une fourmi

    dans le grenier

     

    Et le clocher se déshabille

    dans la nuit froide

    au bord de la rivière

    pensive

      

     

    Poème extrait du recueil "Le Rossignol d'Argent"
      © Les éditions Saint-Germain-des-Prés, Paris, 1974

     

       En accompagnement musical, ce délicieux Mouvement Perpétuel n°1 pour piano de Francis Poulenc (1899-1963), interprété par Alexandre Tharaud :

     

     

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  • V.-Larbaud.jpeg

     

        Valéry Larbaud (1881-1957), riche héritier d'un père pharmacien, mena une vie de dandy marquée par des voyages de luxe (paquebots, Orient-Express...) ; licencié ès lettres, il parlait quatre langues et fut présenté au Goncourt notamment pour son roman Fermina Marquez.

         Mais il publia également de nombreux poèmes sous divers pseudonymes. Celui que je vous propose aujourd'hui, consacré justement à un voyage dans l'Orient-Express, est tiré d'un recueil intitulé "Borborygmes", et fut signé A.-O. Barnabooth.

      

    Prête-moi ton grand bruit, ta grande allure si douce,

    Ton glissement nocturne à travers l’Europe illuminée,

    Ô train de luxe ! et l’angoissante musique

    Qui bruit le long de tes couloirs de cuir doré,

    Tandis que derrière les portes laquées, aux loquets de cuivre lourd,

    Dorment les millionnaires.

    Je parcours en chantonnant tes couloirs

    Et je suis ta course vers Vienne et Budapesth,

    Mêlant ma voix à tes cent mille voix,

    Ô Harmonika-Zug !

     

    J’ai senti pour la première fois toute la douceur de vivre,

    Dans une cabine du Nord-Express, entre Wirballen et Pskow.

    On glissait à travers des prairies où des bergers,

    Au pied de groupes de grands arbres pareils à des collines,

    Étaient vêtus de peaux de moutons crues et sales…

    (Huit heures du matin en automne, et la belle cantatrice

    Aux yeux violets chantait dans la cabine à côté.)

    Et vous, grandes places à travers lesquelles j’ai vu passer la Sibérie et les monts du Samnium,

    La Castille âpre et sans fleurs, et la mer de Marmara sous une pluie tiède !

     

    Prêtez-moi, ô Orient-Express, Sud-Brenner-Bahn , prêtez-moi

    Vos miraculeux bruits sourds et

    Vos vibrantes voix de chanterelle ;

    Prêtez-moi la respiration légère et facile

    Des locomotives hautes et minces, aux mouvements

    Si aisés, les locomotives des rapides,

    Précédant sans effort quatre wagons jaunes à lettres d’or

    Dans les solitudes montagnardes de la Serbie,

    Et, plus loin, à travers la Bulgarie pleine de roses…

     

    Ah ! il faut que ces bruits et que ce mouvement

    Entrent dans mes poèmes et disent

    Pour moi ma vie indicible, ma vie

    D’enfant qui ne veut rien savoir, sinon

    Espérer éternellement des choses vagues.

     

     Notes : à la fin de la première strophe, l'auteur utilise un mot allemand, "Zug" qui veut dire train, en l'associant à un "harmonica" (écrit avec l'orthographe allemande) : il pense probablement à la fois aux sifflements qu'il émet, et à l'aspect visuel de l'instrument qui évoque un wagon.

        Au début de la 3e strophe, "Bahn" (toujours en allemand) signifie "ligne de chemin de fer": il s'agit sans doute de la ligne qui passe au sud du col du Brenner, entre l'Autriche et l'Italie.
     

    orient-express-4.jpgL'Orient-Express, photographié par Ian Lloyd

     

     

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