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          Mon Weigelia ne sait plus où il en est : par-dessus ses feuilles fanées, il refait des rameaux verts...! 

       Mais la saison ne correspond-elle pas aussi à notre évolution personnelle ? En effet, ne cherchons-nous pas nous aussi à prolonger notre énergie par une vie plus saine et de l'exercice, de manière à pouvoir vivre un "second printemps" à l'heure de la retraite ? Ou encore beaucoup d'entre nous ne divorcent-ils pas une fois leurs enfants élevés afin de revivre une seconde jeunesse dans la seconde partie de leur vie ? Le soleil généreux de cette année a décuplé les opportunités de douceur et de joie pour chacun, puisque certains en ont profité pour vivre trois étés : le premier à Pâques, et le dernier à la Toussaint !

         Allons, cette année 2011 fut bien particulière avec son été pluvieux qui nous a fait la grâce de remplir nos citernes. Et une fois encore je dirai : jamais une année ne ressemble à une autre, jamais une saison ne ressemble à une autre, jamais un instant ne ressemble à un autre ; tout est toujours neuf, inédit, surprenant ! Laissons-nous étonner, et surtout, rappelons-nous toujours cette vérité : qu'apportera demain ??? Nul ne peut le dire, nul ne peut le prédire, rien n'a jamais été écrit d'avance, donc tous les possibles restent ouverts... Et pourquoi ne pas croire au meilleur, comme ce weigelia qui sort des feuilles neuves parce qu'après tout, c'est peut-être encore l'été ?

     

        Une petite musique gaie pour accompagner cette pensée, le "sextuor mystiqued'Heitor Villa-Lobos, musicien Brésilien du début du siècle (1887-1959) pour flûte, hautbois, saxophone, harpe, célesta (on continue... Comment faire "mystique" sans un "célesta" ?) et guitare (incontournable, pour un sud-américain...)  composé en 1917

     

     

    (Merci à Robert Bichet qui m'en a donné l'idée)

     

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        Voici quelques bleuets cueillis sur le bord du chemin le jour de la Sainte-Cécile. Ils ont passé le 11 novembre, du double !

         Puisque je les ai cueillis ce jour-là, avec quelque retard je vous propose un peu de musique concernant la patronne des musiciens. Il s'agit d'une oeuvre peu connue d'Ernest Chausson, musicien français de la fin du 19e siècle : "La légende de Sainte Cécile", musique de scène écrite pour le drame en 3 actes de Maurice Bouchor, qui est interprétée dans l'unique enregistrement existant par l'Ensemble orchestral de Paris sous la direction de Jean-Jacques Kantorow, avec une soprano solo qui représente Cécile (Isabelle Vernet), un violoncelle solo (joué par Paul Boufil) et l'excellent choeur de femmes de Radio-France... plus dans l'orchestre un célesta ! On trouve encore ce disque d'occasion ici chez Amazon, ou à la Fnac avec en prime quelques extraits en écoute.

        Je vous en offre le tout début, le "mélodrame" orchestral qui ouvre l'acte 1. 



       Mais je ne puis m'empêcher d'y ajouter cette 10e partie, qui débute l'acte 3 aux accents du chœur qui chante : "Ô Vierge, ta gloire est prochaine"... En effet, lorsque le chœur paraît, à la 3e minute de cet extrait, elle est entièrement accompagnée de l'argentin célesta. 

     

     

    Sainte-Cecile

     
     

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    Soir d'automne
    Qui rêve en rose
    Et chante en pépiements furtifs
    Secouant doucement ses feuilles oubliées
    Sur l'arbre solitaire

     

     

     

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       Je vous propose ici un extrait qui m'a beaucoup frappée du livre très inspirant de Bertrand Vergely : "Retour à l'émerveillement" (Albin Michel, Essais Clés). Ce livre a déjà fait l'objet d'une présentation et d'un condensé chez Mamalilou sur son blog Caplibre, dans un article de septembre dernier intitulé "Une faculté poétique", et c'est là que je l'ai découvert. 

     

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       Dans cet ouvrage philosophique de 300 pages, il a d'abord évoqué les principes antiques et classiques qui mettaient l'Esprit au premier plan ; puis il s'est penché sur la tentation de la négation qui a marqué l'essor scientifique et la grande déprime du XIXe siècle ; et dans le chapitre que je vous propose d'évoquer, intitulé "résistance au nihilisme", il pose avec l'arrivée de Bergson les prémisses d'un retour "à l'émerveillement", qu'il comparera à la stupeur du physicien face à la perfection de la nature - déjà connue de Pascal, mais partagée par Trinh Xuan Thuan si l'on en croit cet article, ou par Einstein à en croire cette citation. Dans ce texte, ce qui est en italique y a été mis par l'auteur, alors que ce qui est en caractères gras vient de ma propre volonté de souligner certains passages.

     

    « 1932. L'Europe assiste à la montée de l'hitlérisme en Allemagne, tandis qu'en Union Soviétique Staline fait régner un régime de terreur. Le nihilisme triomphe partout. Quoique hitlérisme et stalinisme s'opposent, ils se rejoignent sur un point. Tous deux sont fondamentalement pessimistes. [...] Tous deux ne croient qu'en la violence pour gouverner l'humanité. En France, Bergson publie "les deux Sources de la Morale et de la Religion". Les thèses qu'il y développe sont proprement révolutionnaires. Rationaliste et laïque, l'Université voit dans la Religion un asile d'ignorance et de fausseté. Elle croit en la Science pour sauver l'humanité. [...] Bergson prend le contre-pied de ce rationalisme laïque. On ne vit pas, dit-il, en pensant, comme le font les penseurs qui se veulent lucides, que la vie va à la mort et que l'humanité a été et sera toujours égoïste et donc violente. [...] On ne vit pas en étant nihiliste sous prétexte de ne pas être dupe. On vit en pensant que la vie est plus forte que la mort et l'esprit de l'humanité plus fort que la violence. La religion qui enseigne cela est de ce fait plus véridique que l'intelligence prétendument lucide. [...] Elle permet de vivre. Ce qui n'est pas si illusoire que cela. [...]

        Il est courant, depuis Kant, d'opposer morale et religion, la morale étant rationnelle et la religion irrationnelle. Il s'agit là d'une erreur. [...] Appelons religion ce qui lie les êtres humains à la vie sous la forme d'une croyance en la force qu'il y a dans la Nature et dans la vie. Appelons morale ce qui lie les êtres humains à la société sous la forme d'une croyance dans la force et le génie qu'il peut y avoir dans l'humanité. Une chose saute aux yeux : tous les êtres humains ont à la fois une religion et une morale. Tous les êtres humains adhèrent à la Nature qu'ils considèrent comme une origine et un maître et à la société qu'ils considèrent comme leur avenir.[...]

        Ce n'est donc pas la distinction entre morale et religion qui est pertinente, mais la distinction entre statique et dynamique. Il y a des religions et des morales closes et des religions et des morales ouvertes. Il s'agit d'aller du clos à l'ouvert. On va du clos à l'ouvert en allant de l'intelligence abstraite à l'intuition vivante et non, comme le fait l'Université rationaliste et laïque, de l'intuition vivante à l'intelligence abstraite. [...]

       Il existe deux types d'intelligence : une intelligence primaire, l'intelligence reptilienne, qui permet de survivre, et une intelligence évoluée, l'intelligence intuitive, qui permet de vivre. [...] Nous sommes très accrochés à notre intelligence reptilienne, c'est la raison pour laquelle le monde perd son émerveillement. [...] Quand elle devient exclusive, cette intelligence nous limite en envisageant tout sous le mode de l'adversité. Ce qui la rend agressive. D'où un cercle sans fin : comme elle est agressive, elle est agressée ; comme elle est agressée, elle devient agressive. Elle a beau jeu alors de croire en la fatalité et de devenir pessimiste. [...] Le nihiliste se cache derrière le mal existant dans la réalité pour justifier son désespoir et sa révolte. Mieux encore, se pensant innocent, il rejette la responsabilité du mal sur les autres, le monde et Dieu. Bergson remet les choses à l'endroit : ce n'est pas le nihilisme qui procède de la fatalité, mais la fatalité qui procède du nihilisme. [...] On a une impression de néant quand on ne trouve pas ce à quoi l'on s'attend. Ce n'est pas la réalité qui est vide, c'est le sujet déçu qui l'est. [...]

       Dire que la mort et la violence sont la vérité de la condition humaine est juste en théorie mais faux en pratique : ce n'est pas avec cela que l'on vit. Dire que la vie et l'esprit sont la vérité de la condition humaine est faux en théorie mais vrai en pratique : c'est avec cela que l'on vit. Il faut avoir la sagesse de choisir le pratique. On vit avec ce qui fait vivre et non avec ce qui fait mourir. La raison abstraite fait mourir. D'où la force de l'émerveillement : il fait vivre. Qui sait s'émerveiller donne au monde la force de vivre. Il terrasse le nihilisme en étant la preuve vivante que la vie est plus forte que la mort et l'esprit plus fort que la violence. »

     

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         Dis chéri, c'est quand qu'on arrive aux sports d'hiver ?

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        Je fais ce que je peux mon amour...

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        Tu ne peux pas t'arrêter deux minutes pour faire pipi ?

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         Essayons ici...

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         Ah ! Enfin la station, ce n'est pas trop tôt !

     

    Ces Labrador, ils sont d'une patience...


     

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