•  
       Fantaisie de la nature sur laquelle je me garderai bien de porter un jugement - du style "Y a plus de saison " ou "Tout est déréglé" ... ? 

        Toujours est-il que ce matin, me rendant en ville sur une place garnie de marronniers - depuis bien longtemps déjà roussis d'ailleurs - je découvris leur nouvel aspect avec stupéfaction. Regardez plutôt (sauf que malheureusement je ne suis pas parmi les meilleurs photographes du net et je m'en excuse : tandis que mon appareil photos semble bon à changer à cause des taches qui encombrent l'objectif, là je n'avais que mon téléphone portable qui lui, fait soit des photos floues, soit des couleurs altérées...)

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         Si vous faites bien attention, vous découvrez que parmi l'ensemble "très automnal" nous avons des repousses vertes et de nouvelles fleurs !

       L'un de ces arbres est même carrément coupé en deux : une face printemps et une face automne.

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       N'est-ce pas incroyable ? Il me rappelle le Dieu "Janus", avec ses deux faces comme Jean-qui-pleure et Jean-qui-rit.

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        Je me suis approchée pour que vous voyiez mieux cette petite merveille.

        À y bien réfléchir, il semble que les branches fleuries soient plutôt celles qui regardent vers le sud ; mais enfin cela n'explique pas tout ! L'explication est sans doute dans le fait que ce printemps a été si aride que les plantes ont crevé avant l'heure, l'été faisant figure d'automne ; mais que le retour de la douceur en septembre a fait l'effet d'un nouveau printemps : j'en ai le résultat dans mon jardin avec mes dahlias... Cependant si nous suivons le conseil de Rajneesh nous nous abstiendrons de tout commentaire et nous contenterons de nous émerveiller !

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        En effet j'ajoute que la vie est un miracle permanent et qu'elle n'a pas fini de nous étonner.
     

        Cependant, impossible face à ce tableau de ne pas se rappeler également ma réflexion de l'autre jour, concernant le fait que la vie sur terre est le règne des opposés - noir/blanc, nuit/jour, mort/vie. Cet arbre en est le saisissant symbole.

     

     

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  •     Voici, comme convenu, un conte en complément de celui d'hier.

        En effet les cartes du tarot de Rajneesh (appelé maintenant "Tarot d'Osho") s'éclairent souvent les unes les autres, et malgré les titres qui semblent les définir, sont souvent interdépendantes. D'où l'intérêt de posséder le jeu et d'effectuer des tirages dans lesquels on en aligne plusieurs pour répondre à une question. 

         J'apporte cependant tout de suite une précision sur la nature de ce jeu pour éviter les confusions : c'est le premier qu'ait publié le maître indien, édité pour la première fois en 1983 à Zürich puis repris en France par les éditions "Le Voyage Intérieur" en 1991. Il présente 60 cartes qui sont toutes un sujet de réflexion et permettent de s'auto-observer en étudiant le texte qui leur est lié et en s'imprégnant du message contenu dans l'image. Pour plus de clarté en voici la couverture face et dos :

    Tarot-Rajneesh1.jpgLa carte affichée en couverture s'intitule "la concentration" et relate une aventure survenue à Saraha,
    le maître du tantra, qui eut la révélation de ce qu'était la méditation en regardant une femme de basse caste
    confectionner des flèches.


    Tarot-Rajneesh2.jpgDescription du contenu (vous pouvez agrandir)

     
         Rajneesh développera par la suite ce principe dans un tarot beaucoup plus méditatif, plus symbolique et plus construit, qui s'appellera le "Tarot Zen" : composé d'arcanes majeurs et d'arcanes mineurs, avec quatre familles d'arcanes mineurs correspondant chacune à un élément, ce dernier est beaucoup plus ésotérique, quoique formé de lames affectées elles aussi à des thèmes qu'éclairent un texte explicatif. Sa portée est plus intuitive, les cartes richement dessinées portant toutes un message fort. Publié pour la première fois à Zürich en 1994, celui-ci paraîtra en France aux éditions du Gange l'année suivante. On le trouve encore, sous une présentation nouvelle (par exemple ici).

    Tarot-Zen1.jpg

    La lame représentée en couverture est l'arcane majeur n°2, "la Voix Intérieure"

    Tarot-Zen2.jpg(Verso du jeu : vous pouvez agrandir)

      

          Je reviens donc à ma carte du premier jeu de tarot, qui s'associe à une petite histoire.

       Celle-ci s'intitule "le jugement", et j'avoue avoir longtemps mal compris cette dénomination, le mot "jugement" ayant plusieurs significations : tantôt je croyais qu'il s'agissait du substantif utilisé dans la langue classique pour désigner une qualité humaine, la faculté de raisonner, et qui peut se dire également "discernement". Mais il ne s'agissait pas de cela. Tantôt je croyais qu'il s'agissait de l'acte juridique, dans un tribunal : passer en jugement, être examiné de fond en comble, rendre des comptes à ses pairs. Mais non, il ne s'agissait pas de cela non plus...

    Le-jugement.jpg

       L'image portée sur la carte, voulant rendre compte de la totalité de l'histoire, n'était pas bien claire non plus... Et pourtant je tirais cette carte très souvent ! Cela me permit de lire et relire le conte qui y était associé, et de comprendre qu'il s'agissait en fait du "jugement que l'on porte sur les choses lorsqu'elles arrivent "... 

     

    Le Jugement

    (lame 27)

       Voici une histoire que Lao-Tseu aimait raconter.

       Un pauvre chinois suscitait la jalousie des plus riches du pays parce qu'il possédait un cheval blanc extraordinaire. Chaque fois qu'on lui proposait une fortune pour l'animal, le vieillard répondait :

      - Ce cheval est beaucoup plus qu'un animal pour moi, c'est un ami. Je ne veux pas le vendre.

        Un jour le cheval disparut. Les voisins rassemblés devant l'écurie vide donnèrent leur opinion :

       - Pauvre idiot, il était prévisible qu'on te volerait cette bête ! Pourquoi ne l'as-tu pas vendue ? Quel malheur !

        Le paysan se montra plus circonspect :

       - N'exagérons rien, dit-il. Disons que le cheval ne se trouve plus à l'écurie. C'est un fait. Tout le reste n'est qu'une appréciation de votre part. Comment savoir si c'est un bonheur ou un malheur ? Nous ne connaissons qu'un fragment de l'histoire. Qui sait ce qu'il adviendra ?

        Les gens se moquèrent du vieil homme. Ils le considéraient depuis longtemps comme un simple d'esprit.

         Quinze jours plus tard, le cheval blanc revint. Il n'avait pas été volé, il s'était tout simplement mis au vert et ramenait une douzaine de chevaux sauvages de son escapade !

        Les villageois s'attroupèrent de nouveau :

       - Tu avais raison, ce n'était pas un malheur mais une bénédiction.

       - Je n'irais pas jusque là, dit le paysan. Contentons-nous de constater que le cheval blanc est revenu ; mais comment savoir si c'est une chance ou une malchance ? Ce n'est qu'un épisode. Peut-on comprendre le contenu d'un livre en n'en lisant qu'une phrase ?

        Les villageois se dispersèrent, convaincus que le vieil homme déraisonnait : recevoir douze beaux chevaux était sans nul doute un cadeau du ciel, qui pouvait le nier ?...

        Le fils du paysan entreprit le dressage des chevaux sauvages. L'un d'eux le jeta par terre et le piétina.

         Les villageois vinrent de nouveau donner leur avis :

         - Mon pauvre ami ! Tu avais raison, ces chevaux sauvages ne t'ont pas porté chance ! Voici que ton fils unique est estropié ! Qui donc t'aidera dans tes vieux jours ? Tu es vraiment à plaindre !

         - Voyons, rétorqua le paysan, n'allez pas si vite. Mon fils a perdu l'usage de ses jambes, c'est tout. Qui dira ce que cela nous aura apporté ? La vie se présente par petits bouts, nul ne peut prédire l'avenir.

        Quelque temps plus tard, la guerre éclata et tous les jeunes gens du village furent enrôlés dans l'armée - sauf l'invalide.

        - Vieil homme, se lamentèrent les villageois, tu avais raison ! Ton fils ne peut plus marcher, mais il reste auprès de toi tandis que les nôtres vont se faire tuer.

        - Je vous en prie, répondit le paysan, ne jugez pas hâtivement. Vos jeunes sont enrôlés dans l'armée, le mien reste à la maison, c'est tout ce que nous puissions dire... Dieu seul sait si c'est un bien ou un mal.

     

    Conclusion du maître :

       Ne jugez pas, sinon vous ne connaîtrez jamais la réalité. Vous réagissez obsessionnellement aux évènements et sautez aux conclusions : immédiatement, vous cessez de grandir. Le jugement déssèche votre intelligence. Votre mental aime prononcer des sentences parce que le flot mouvant de la réalité l'angoisse et lui fait perdre ses moyens.

        Le voyage ne s'achève jamais ; la fin d'une route est le commencement d'une autre. En fermant une porte vous en ouvrez une nouvelle et quand une montagne est gravie vous découvrez celle qui suit.

          L'homme courageux ne se soucie pas du but, il se contente de voyager, se satisfait du moment présent et grandit de seconde en seconde. Un tel homme fusionne avec le Tout.

     

         Pour moi, cette lame avec son histoire est une des plus importantes !

        Notez au passage que les sages sont souvent considérés par le tout-venant comme des imbéciles...

        Une musique pour accompagner votre méditation : "Auberge ", tirée des "Scènes de la forêt" de Robert Schumann et jouée par Abdel Rahman El Bacha. Après tout, mon propos ne rejoint-il pas ici celui de Sabine et de Martine, qui affirment que le chemin est notre maître le plus précieux ? 

     

     

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            Il est facile que dire que celui qui frappe a tort ; mais s'il a été lui-même blessé ? Parfois l'on ne se rend même pas compte que l'on fait mal... Et la racine du mal ce sont nos émotions, nos émotions qu'un grand travail sur soi seul peut maîtriser, et qui sont les responsables de la douleur comme de la joie.

          Pardonner... Voilà le maître-mot, puisque, comme le disait Jésus selon la tradition, celui qui frappe "ne sait pas ce qu'il fait". Se dire que la blessure n'est finalement que le résultat de l'incarnation, incarnation qui nous jette dans l'émotionnel autant que dans le physique, et donc qui nous soumet à l'alternative du mal.

     

    Entree-en-Incarnation.jpgL'incarnation : quitter un monde de lumière pour entrer dans une planète d'eau - planète de l'émotionnel

        Mais si la douleur est physique ? Même avec un travail sur soi on ne peut supprimer la douleur physique ; seuls des traitements chimiques peuvent éventuellement y parvenir... Et il faut une belle dose de patience pour accepter toutes les souffrances qui peuvent survenir sur cette terre, même si l'on sait qu'elle n'est pas notre vraie patrie. S'étonnera-t-on alors que l'on nous montre toujours le Christ en croix ? Nous sommes tous, comme lui, cloués à l'incarnation, avec une branche pour le bien, une branche pour le mal, ou une branche pour l'espace, une branche pour le temps, ou une branche pour le bonheur, une branche pour la douleur, une branche pour l'horizontal, une branche pour le vertical... et tant que nous n'aurons pas réussi à placer notre conscience en dehors de ce croisement des opposés nous en serons écartelés.

    Incarnation-MaillardAutre image de l'incarnation : la croix des opposés


        Comment sortir de la croix ? Uniquement par le centre, là où pour notre morphologie humaine se situe le cœur. Non pas notre cœur physique, mais le centre d'énergie du cœur, situé juste au milieu de notre poitrine et où s'enracine le fil qui nous relie à notre être spirituel, à notre part immortelle et toujours en paix. C'est par elle seule que nous pouvons "ressusciter"... C'est pour cela que l'on médite, que l'on entre dans la voie monastique, ou que l'on se fait ermite : pour "sortir" de la roue, sortir de la souffrance.
     

       Hélas, tant que le monde est monde, et tant qu'il y a des humains sur cette terre, l'écartèlement continue et la souffrance existe. Vouloir s'en affranchir tout seul est un leurre. Nous sommes tous interdépendants et tant qu'il restera un seul être sur cette terre la croix du Bien et du Mal continuera d'exister. Nous arrêterons-nous tous un jour de vivre notre quête interminable du bien-être pour nous mettre tous en méditation jusqu'à ce que notre coeur s'arrête de battre ? Et que ferons-nous alors des joies du monde, des beautés du monde ?... Du rire des jeunes enfants ?... 

        En réponse à cette alternative je vous propose un Récit Zen, proposé par Osho Rajneesh dans son fameux tarot1 qui est une mine d'enseignements et de soutiens pour tous les moments de la vie. 

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    L'Acceptation

    (lame n°31)


        Dans le village où vivait le maître zen Hakuin, une jeune fille se trouva enceinte. Sommée de révéler le nom de son amant, elle accusa Hakuin. Lorsque l'enfant fut né, le père de la jeune fille le porta chez Hakuin qu'il insulta copieusement. Puis il dit :

     - Tu t'occuperas du nourrisson puisque c'est le tien.

        Hakuin répondit :

    - Ah oui ?

        Il prit le petit dans ses bras, l'enveloppa dans un pan de sa vieille tunique et l'emmena partout avec lui. Sous la pluie battante et sous le soleil torride, le jour et la nuit, il mendia du lait pour le bébé. Beaucoup de ses disciples le quittèrent, l'estimant déchu. Hakuin les vit partir sans formuler le moindre reproche. Un jour, souffrant trop d'être séparée de son enfant, la jeune mère désigna le vrai géniteur. Le père se rendit immédiatement chez Hakuin. Il lui demanda pardon et lui raconta la vérité.

    - Ah oui ? fit Hakuin.

        Et il rendit l'enfant.

     

    L'acceptation de ce qui arrive s'appelle tathata. Une telle attitude signifie que vous acquiescez à tout ce que la vie apporte, à l'exemple du miroir qui reflète tout. Ce dernier dit oui sans condition, pour lui rien n'est bien, rien n'est mal. Acceptez la vie comme elle est. Tous vos problèmes disparaîtront : les désirs, les tensions, le mécontentement... L'acceptation totale vous rendra joyeux et satisfait sans raison. Le bonheur qui a une cause ne dure pas bien longtemps. La joie gratuite est sans fin.

     

        Oui, voici un bonne manière de sortir du dilemme : cesser d'accorder aux choses une épithète de qualité... Mais difficile n'est-ce pas ?

         Demain j'ajouterai un second conte qui complète celui-ci.

     

    1 Je constate avec stupéfaction que les gens qui ont la chance de posséder ce tarot se permettent de le vendre une fortune comme s'il s'agissait d'une pièce de musée. Vend-on la sagesse alors qu'elle est due à tous ?! Mais je ne comprends pas non plus pourquoi il n'est pas réédité. Il faudrait au moins qu'il reparaisse sous forme de livre, afin que son enseignement puisse continuer de profiter à tous : il en reste peut-être quelques exemplaires ici.  

     

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    Robert Schumann, sonate en sol mineur op.22
    1er mvt joué par Abdel Rahman El Bacha (disque Forlane)

     

         Je ne puis m'empêcher d'utiliser ici une formule de Robert Bichet, pour exprimer la tristesse qui frappe lorsque des êtres ne se comprennent pas et se rejettent. Quand une personne animée de bonnes intentions se heurte à une réaction violente de la part d'un autre qui s'estime humilié...

       Comment sommes-nous donc faits, que nous réagissions comme des hérissons à une remarque pleine de sollicitude ? Tant de méchancetés existent, tant de déchirures, et il faut encore qu'il y ait des blessures par simple incompréhension.

     

       Dans les voies spirituelles d'inspiration bouddhiste, on nous exhorte à la paix intérieure et au recul ; mais la blessure, elle existe bien ; et même, elle est comme contagieuse, puisque celui qui s'est senti blessé frappe le plus fort possible pour que l'autre le soit à son tour !

     

       Que dire alors, sinon que nous vivons bien dans une "Vallée de Larmes" ? "- J'ai mal, alors je te fais mal"... Oui, nous sommes bien frères, mais frères dans la douleur autant que dans la joie.

       Et cette terre, elle reste quoi que l'on fasse et quoi que l'on dise, une terre de déchirure, une terre de la dualité, où rester dans la paix est impossible. C'est bien le sens de la crucifixion que l'on a mise au centre du message de Jésus : un écartèlement... ! Pas de Bien sans Mal, pas de Paix sans Guerre, pas de Douceur sans Violence, pas d'Amour sans Haine.

     

        Comme l'écrit Paul Claudel dans le Lamento de la Danse des Morts (voir ici) :

       « L'homme né de la femme et qui vit peu
    Tu vois de quelles misères, Seigneur, il est rempli !
    Il s'élève comme une fleur, et aussitôt il est brisé ;
    Il fuit comme l'ombre et jamais il ne demeure dans le même état... »

     

         Et pourtant, c'est cette impermanence même qui doit nous alerter ; c'est la connaître qui peut nous rassurer et nous permettre de prendre le recul nécessaire - ce que Robert Bichet appelle "l'Espace transformé" devant nous mener à "l'Éternel départ" - afin de percevoir qu'un nouveau basculement se fera... En effet, oui, la paix et la joie ont été perdues malgré notre immense espoir et notre foi absolue en leur existence, mais comme la roue qui tourne, notre destin évolue ; et si aujourd'hui tout va très mal, demain, qui sait ... ? Peut-être après la nuit, vient le jour, comme l'automne vient de succéder à l'hiver.

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        Je suis très mauvaise philosophe ; j'enfonce des portes ouvertes. En effet dans les Plaideurs de Racine déjà, Petit-Jean déclarait avec son bon sens populaire :

    « Tel qui rit vendredi, dimanche pleurera. »

        Et un negro spiritual célèbre rappelle :

    « Sometimes i'm up, sometimes i'm down, O yes Lord ! »

           De plus, le drame vient du fait que l'on ne sait jamais combien de temps va durer ce "chaos" ! Alors, en attendant que Dieu essuie les larmes de nos yeux - comme le rappelait si joliment Olivier Messiaen dans "Éclairs sur l'au-delà" -, écoutons de la musique... La musique exprime tout ce qui nous étreint, elle est un merveilleux soutien.

       Après le premier mouvement de la sonate en sol de Schumann, qui exprime la détresse, nous écouterons, du même compositeur et issu du même disque l'Adieu à la forêt, si calme et réconfortant (tiré des Scènes de la forêt) ...

     

     
     
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        (Ouiiii !! Pendant que j'écrivais cet article, il paraît que les choses se sont arrangées...!)
     
     
     

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  •    Reuilly est un charmant village situé en plein cœur de la France, à petite distance de l'autoroute A 20 et de la ville de Vierzon, ce qui lui a conféré une certaine extension, mais sans lui ôter ce qui fait son prestige : ses vignes !

     

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       Sans vouloir privilégier particulièrement ce viticulteur, voici cependant l'étiquette du vin que l'on trouve et achète le plus couramment dans les environs. Avec Claude Lafond il possède le domaine le plus réputé, sur 24 exploitations recensées ici. C'est un vin chaleureux et de qualité, qui a la particularité d'exister aussi en blanc et en pinot gris, bien agréable l'été à boire frais.

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        Nous nous sommes promenés cet après-midi à travers les vignes, malgré quelques bonnes averses...

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      Après avoir gravi le coteau qui surplombe la bourgade, posée au bord de l'Arnon (un affluent du Cher), le vent qui souffle nous sèche peu à peu et nous découvrons les vignes déjà vendangées, dont les feuilles prennent des teintes automnales.

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        Quelques bois parsèment les champs de vignes, et ici une cabane apparaît, avec un banc.

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       Non loin de là, des hommes travaillent encore : ils récupèrent les fils tendus pour soutenir des vignes qui ont été coupées.

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       Mais il reste du raisin ! Certaines grappes ont été abandonnées sur place, et l'on s'empresse de les cueillir pour les déguster...

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       Plus loin ce sont de nouvelles plantations, qui vont peut-être prendre la relève des anciennes que l'on détachait tout à l'heure. Enfin... dans quelques années tout de même.

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       Par une belle éclaircie nous traversons les hauteurs du village pour revenir du côté de la rivière, qui présente, comme c'est souvent le cas par ici, des abords marécageux avec quelques bras errants qu'elle récupère plus loin.

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        Ceci n'est apparemment qu'un cours secondaire, bien poétique cependant à traverser sur un joli pont de bois.

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       D'autres ponts s'y rencontrent, le secteur étant aménagé pour la promenade, et nous découvrons également une petite barrière destinée à en réguler le cours en période de crues.

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        Sur ma droite d'étranges marécages apparaissent.

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       Ainsi que des tas de foin vraiment vétustes...

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      Parfois ce sont vraiment des bras de rivière, dont les angles sont portés par des troncs aux racines solides, avec des aulnes et des joncs.

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    Peu à peu, j'ai l'impression d'avoir gagné l'Amazonie...

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    Ici les troncs droits et clairs se reflètent étrangement dans l'eau trouble.

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    Et là c'est une vraie jungle qui s'offre à mes yeux !

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       En fait nous parvenons au confluent d'un bras faible et de la véritable rivière, qui est déjà bien large ici.

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         Je vous laisse rêver quelque temps sur ces quelques images... En effet je m'absente pour quelques jours. Je vous dis donc à bientôt !

     

     

     

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