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    Alouette.jpg

     

     

     Elle chante l'alouette

    Sur le toit de la maison

    Une antenne est son perchoir

    Et le ciel est son nichoir

     

    Elle chante la brunette

    Et j'écoute sa chanson

    Elle met les cœurs en fête

    Elle ensoleille nos têtes

     


     

    Dans l'impossibilité de trouver sur le net le morceau intitulé L'Alouette Lulu, tiré du Catalogue d'Oiseaux d'Olivier Messiaen (à part sur Youtube1 dans une version un peu rébarbative), je vous donne à entendre ce Regard des Hauteurs, qui reproduit plusieurs chants d'oiseaux...

    1 Note de 2017 : la voici maintenant dans la belle interprétation d'Yvonne Loriot :

     

     
     

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    (Suite de l'article précédent).

     

    Obseques-de-Lydie-1905.jpg

         D'après les témoignages d'un de ses amis d'Angoulême qui l'a visitée à l'hôpital quelques jours avant sa mort, et de sa soeur cadette, la décision qu'avait prise Lydie d'en finir était irrévocable.

         Les accusations que nous avons donc été tentés de porter contre l'hôpital qui l'a laissée sortir dans la grande détresse morale où elle se trouvait sont finalement infirmées par le fait que, d'une part elle y est tout de même restée un mois sous traitement, et ensuite, que tous les témoins savent que rien de ce que l'on pouvait faire ou dire n'aurait réussi à la détourner de son but ultime ; tout juste éventuellement à le retarder de quelques jours, mais rien de plus.

          Et finalement la grande réussite de Lydie, ce fut de rassembler tous ceux qui, à travers les épreuves de la vie, s'étaient jusque là boudé ou s'évitaient, nourrissant rancunes et incompréhensions. Soudain autour de son cercueil la lumière s'est faite, est devenue évidente, et tous les présents sont tombés dans les bras les uns des autres...

          Le Pardon, le Grand Pardon, le Vrai Pardon, est la clé de la Libération et du bonheur total en Dieu, c'est-à-dire en la Vie à laquelle nous participons tous et dont nous sommes tous les émanations, proches ou lointaines, mortes ou vivantes selon l'image corporelle.

          J'ai alors découvert que tout comme moi, son père anime un blog sur overblog ; et que tout comme moi, il lui a consacré une page le jour où il a appris son décès : le 16 mai. Je vous invite à vous y rendre, et à découvrir du même coup le blog d'un être sensible, d'un poète qui se bat pour la défense de l'individu et pour celle de la nature : "Forêt Sauvage" (en lien, l'article consacré à Lydie). Ailleurs vous avez son site, intitulé "Amour, Nature, Poésie"; et si vous pénétrez au-delà de la page d'accueil, vous serez surpris de la richesse des liens proposés, notamment en bas vers d'autres sites.

     

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    Lydie fait mon portrait

      

            Chers amis,

             Je dois vous dire qu'aujourd'hui je suis bouleversée, car Lydie, que vous voyez sur cette image en train de faire mon portrait car c'était une grande artiste, vient de nous quitter prématurément à l'âge de 33 ans, ayant mis elle-même fin à une vie qu'elle jugeait sans issue.

           Malgré ses dons certains (elle vivait à Angoulême et s'était engagée dans la BD), elle avait connu trop d'épreuves ; mais la douleur reste pour tous ceux qui l'ont connue et aimée, et qui resteront privés de son lumineux sourire et de son espièglerie naturelle.

           J'aimerais lui offrir cet Ave Maria de Gounod, chanté ici par Maria Callas, et la confier ainsi à cette merveilleuse mère qu'est pour nous Marie au Ciel, Marie qui a déjà recueilli voici 25 ans sa propre mère, échouée sur une rive de l'Indre, et ensuite ses deux grands-parents tour à tour...

     

     

     

     

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     Pour rester parmi les étoiles, rappelons un poème de ma veine mystique...


    constellations

     

     

    Ô blanc cristal dressé
    Qu'effleure une licorne rêveuse,
    Ton jour n'est pas venu de laver les prairies !
    Repose sur le lit des neigeuses rosées :
    Déjà se meut l'oiseau qui verra ton envol...
    Il est blanc, couronné d'une aigrette dorée ;
    Sur son bec rouge et noir se lit la Volonté,
    Et il dresse le col, ranimé par l'Amour.

    Une arche dans le ciel
    Se dessine déjà, avec pour frontispice
    Le Cygne, Cassiopée, la Lyre et Andromède ;
    Tu vois l'Aigle et Persée, tu vois même Ophiucus !
    Et les sons qui jaillissent
    Créent la route limpide...

    Toi qui viens de Jadis, frappe à la porte offerte ;
    Laisse-toi aspirer par ses scintillements :
    C'est ainsi que t'appelle l'Ange dans son Cristal.

    En Lui, glisse ébloui... et laisse-Le chanter !

     

     

    constellation cygne

           Image tirée du site canadien « astronome amateur », avec au centre la constellation du Cygne en forme de croix (dont l'étoile la plus brilante est Deneb), et en bas la petite constellation de la Lyre, avec la très brillante Véga ; dans nos régions en été, lorsque l'on regarde au zénith en direction du sud on aperçoit un vaste triangle dans le ciel, avec en haut Véga de la Lyre, à gauche Deneb du Cygne, et à droite Altaïr de la constellation de l'Aigle (ici tout en bas en-dehors de la photo). Cette configuration est si évidente qu'on la présente dans tous les planétariums.

     

    Poème déjà publié en 2005 ici.

     

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  •      Qui n'a pas rêvé devant un ciel étoilé, contemplant les formes des constellations et cherchant à s'y repérer ? Ces magnifiques arabesques dans la nuit semblent un invitation à observer, à imaginer...

           C'est pourquoi sans doute les visiteurs - et surtout les enfants - se pressent devant les planétariums, dont une formule particulièrement mobile vient d'être mise au point, permettant aux médiathèques et centres de loisirs de les accueillir pour des périodes variables.

    planetarium1


       C'est cette sorte d'"igloo" gonflable qui est venu se poser pour la durée du mois de mai dans le hall du Centre Culturel d'Issoudun, aux frais de la médiathèque qui y effectue chaque samedi et chaque mercredi après-midi
    une projection publique (sans parler des séances proposées sans doute aux scolaires), avec la description sommaire des différentes positions stellaires et planétaires observables actuellement.

    Planetarium


       Le dôme est assez imposant, comme vous pouvez le constater sur cette photo prise chez nous par la Nouvelle République du Centre-Ouest (9 mai 2011), et cependant il est entièrement porté par une ventilation, un peu comme une montgolfière (sauf que celle-ci est fraîche !). Pour entrer on se faufile entre les rondins comme pour entrer dans le ventre d'un mère... spécial mais indispensable pour créer la nuit, féerie féminine par essence. Les enfants sont ravis. Sur notre image la bibliothécaire en charge du multimedia, Martine L., prévient qu'il ne faut pas être claustrophobe mais qu'il y aura une belle surprise à la fin.

    Projecteur-cieletoilé


        À l'intérieur du dôme, où l'on doit s'asseoir par terre en cercle le long des rondins - comme dans une yourte ! - cet étrange projecteur est construit de manière à inscrire les étoiles, le soleil et les planètes à leurs places respectives, et à tourner en suivant le plan de l'écliptique au long d'une nuit complète pour un observateur terrestre. Au petit jour, trois planètes alignées apparaissent peu avant le soleil : Jupiter, Vénus (conjointe à Mercure, mais l'image les projette comme un cercle unique) et Mars... Pourrions-nous vraiment les discerner au ras de l'horizon, vers 6 heures du matin ? Voici en tous cas l'image qu'en a saisi cet observateur sous les tropiques il y a une quinzaine de jours (ce qui explique que Vénus, planète assez rapide, était
    alors en tête : elle se trouve aujourd'hui avec Mercure entre Jupiter, qui n'a guère bougé, et Mars, qui a descendu plus lentement ; et par contre le soleil lui aussi est plus bas, et la lune ne se trouve plus dans les parages !).

         Pour terminer, Martine nous a offert un conte, singulièrement proche de nos préoccupations actuelles, et qui relate la "naissance" de la Grande Ourse : c'était la surprise annoncée.

     

        Il y avait un jour une jeune fille qui vivait avec sa mère dans une contrée où sévissait une sécheresse sévère ; si sévère que les hommes, les animaux, les plantes, se desséchaient et mouraient peu à peu. Voyant que sa mère allait de plus en plus mal, la demoiselle partit avec une cruche en quête d'une source afin de la sauver, et elle chercha très longtemps, si longtemps qu'elle en trouva. Elle remplit donc sa cruche et se mit en devoir de rentrer pour offrir l'eau à sa mère.

       Mais voici qu'en chemin elle rencontra un homme mourant de soif... et pleine de compassion elle lui offrit de l'eau, et le sauva. Elle poursuivit sa route, mais un peu plus loin elle vit un vieillard, presque mort de soif ! N'écoutant que son bon coeur, elle fit de même pour lui. Repartant, après quelques centaines de mètres, elle trouva un troisième individu, et ne put lui refuser son eau.  Et la chose se reproduisit ainsi en tout sept fois...

        Au bout de la septième fois elle s'inquiéta, car il ne lui restait presque plus rien ; mais c'est alors qu'un chien assoiffé bouscula la cruche et en but goulûment les dernières gouttes !

        Le conte affirme alors que Dieu, ému, déchaîna sur la terre des torrents de pluie bienfaisante, puis inscrivit dans le ciel le souvenir des sept hommes qu'elle avait sauvés sous la forme des sept étoiles de la Grande Ourse, auprès desquelles une petite étoile s'ajouta pour représenter l'âme du chien.

     

       Une belle histoire que nous accueillîmes avec enthousiasme, avant de nous extraire petit à petit de notre poche de nuit, qui bientôt s'effondra pour devenir...

    Planetarium-mediathèque


    ... ceci !

       

     

     

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