•     Voici un sonnet déjà publié ici, mais qui était un peu englouti et que je remets au goût du jour puisqu'il s'accorde parfaitement avec ma dédicace qui a été un beau moment de communication avec les autres.

     

    Hortense
    Écrit,
    Mûrit,
    Se tance.

    Immense
    Dépit :
    C’est pis
    Que rance.

    Un cri !
    L'esprit
    S'élance ;

    Tu ris,
    Relis,
    Et danses...

     

     

    Dedicace-280511.jpg

    Dédicace Centre Leclerc d'Issoudun - 28 mai 2011

     
     

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    NAMA_Sphinx_archaique.jpg

    Sphinx archaïque grec (image tirée du site)

     

     

    Fille au yeux brillants
    Au cœur d’oiseau
    Aux cheveux brûlés de soleil
    Qui fuis comme l’éclair chaud à travers les feuillages
    Prends garde à mes bonds souples de chat sauvage
    Car je te piège interminablement

    Quand je te tiens captive au filet du regard
    Craintive tu te détournes
    Et te métamorphoses en forteresse d’épines
    Grand Sphinx aux yeux aveugles et remuant ses ailes
    Mais je t’attends
    Tapie au pied d’une arbre
    J’épie l’écroulement de tes mirages sans corps

    Aussi patiente que la racine de l’arbre
    J’attends que tu m’oublies
    Et que tu redeviennes
    Ce flexible roseau mollement agité par la brise
    Dont je tirerai la plus belle musique
    Qu’ait pu rêver mon âme

     

     Publié dans "Renaître", ed. Stellamaris (2011)

    « Syrinx » pour flûte seule de Claude Debussy,
    joué par Wellington Cardoso.

     

    Fee-flute.jpg

    (Image tirée du site Teemix-Mangas)

     
     

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    Ô toi qui sanglotais dans la nuit
    À la clarté pâle de la lune
    Près du bosquet désert
    Ne pleure plus je t’en prie
    Puisque je t’aime

    La nuit nous prêtera ses filets immenses d’étoiles
    Pour que nous pêchions des bonheurs aux chemins rafraîchis
    Et l’éveil nous éblouira de rayons
    La lune n’est qu’un miroir glauque et trompeur
    Ce n’est pas elle qui te regarde
    Mais toi seule qui mires en elle ton visage en larmes
    Ne pleure plus je t’en prie
    Puisque je t’aime

    Les arbres qui frémissent
    Au vent tiède de la nuit
    Ne sont que les épaves d’un naufrage ancien
    Ils sont peuplés d’épines
    Et ne berceront jamais ton sommeil
    De leurs branches protectrices
    Car que tu marches
    Ou que tu t’allonges dans la poussière
    Toujours la nuit sera froide et hostile

    Mais si je t’aime
    Alors elle sera douce
    Alors elle s’ouvrira comme un bouquet d’odeurs
    Et nous marcherons à la limite de l’aurore
    A la limite du jour naissant
    Vers d’autres horizons
    Vers d’autres fenêtres

    Ô donne-moi ta main
    Puisque je t’ai tendu la mienne

    Pour t’emmener très loin

     

     

    main-tendue.jpg

        

     

         Poème tiré du recueil que je viens de publier, dans sa troisième partie, « La Remontée du Fleuve ».

     

     
     

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  • Annonce.jpg

         Il m'a été proposé de dédicacer mon recueil à la librairie du Centre Leclerc local pour la Fête des Mères !

          Jolie fête pour un recueil qui évoque la naissance, la maternité, et que j'ai dédié à mes trois filles...

     

     

     

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    Yannick-Souleil_Porte-oceane-copie-1.jpg

    Yannick Souleil - Porte Océane

     

       Un second décès proche vient de m'être annoncé ; moins effrayant celui-ci, puisque la personne avait atteint sa 95e année... Mais tout de même : juste une semaine après, et avec des obsèques précisément dans l'octave des premières, au jour et à l'heure près !

         Au fond, la mort (en tant que telle) n'est qu'une porte à passer ; le seul problème, c'est qu'elle nous fait aussi peur que s'il fallait sauter dans une piscine d'un plongeoir de dix mètres.

           Celle qui vient de la traverser, doucement, tranquillement, avait obtenu un deuxième prix du Conservatoire National Supérieur de Paris dans la classe d'Yves Nat. Son jeune frère, flûtiste et brillant normalien, arrêté par les allemands pour faits de résistance, était décédé au camp de Mauthausen le 10 mai 1945 à l'âge de 21 ans... Quel bonheur pour elle de le rejoindre enfin ! 

          Pour eux, dans un océan d'amour cette "Barque sur l'Océan" de  Maurice Ravel jouée ici par Thérèse Dussaut.

     

     

     

     

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