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    Un vendredi

    Jour du poisson

    Voilà pardi

    Un polisson

     

    Premier avril

    Ce poisson-ci

    Est un péril

    Criez merci

     

     

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    Les poissons-chats

    Les poissons-scies

    Font leurs ébats

    En autarcie

     

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    Dans les étangs

    Et dans les mares

    Chacun s'étend

    Beau tintamarre

     

    Laissons-les rire

    Et clapoter

    Dans leur délire

    En liberté

     

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    Pas de pêcheur

    Et pas de blague

    Douce fraîcheur

    Entre les vagues

     

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    Le ciel a changé

    Le soleil nous fait risette

    Entre deux ondées

     

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    Dans le champ voisin,

    Ces deux lièvres batifolent :

    Ils sont amoureux !

     

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    Laissons-les courir :

    Les pétales pour leurs noces

    Sont déjà tombés...

     
     
     

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    Femme à la cithare.
    Extrait de la décoration d'un vase représentant "Apollon et les Muses".

     

         Sappho, même si ses amours étaient compliquées, était maman.

         Voici la traduction d'un joli extrait de poème écrit à l'intention de sa petite fille, à qui elle avait donné le nom de sa propre mère : Cléis.

     

     

    Je possède une belle enfant,

    Un vrai trésor en fleur, ma Cléis adorée ;

    Je ne la cèderais pas même

    Pour toute la Lydie !

      Traduction de © Martine Maillard

     

        Comme vous le savez, nous n'avons retrouvé aucun manuscrit original de Sappho et ne la connaissons que par les citations qu'en ont faites des auteurs ultérieurs.  Le fragment  traduit ici provient d'une citation faite par le grammairien Héphestion dans son Manuel de métrique au chapitre XV (paragraphes 18 et 19).

     

     

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        Il était une fois un gros bourdon qui s'était fourvoyé dans une véranda. Une petite véranda tout habillée de vitres comme il se doit, et dont la porte d'entrée ne s'appliquait pas tout à fait au bord vitré, si bien qu'en voulant ressortir immanquablement il allait se coincer derrière la porte. Et désespérément, il bourdonnait, il bourdonnait en se tapant dans les carreaux, jusqu'à ameuter le petit garçon de la maison.

        Le voyant ainsi perdu, le petit garçon voulut l'aider. Mais plus il tentait, à l'aide d'un morceau de carton, de le repousser en arrière pour le ramener vers l'ouverture de la porte, et plus le bourdon s'énervait et fonçait se cacher dans les anfractuosités des stores levés.

        Le petit garçon comprit que le bourdon avait peur et ne savait pas qu'on voulait l'aider. Il attendit un moment que le bourdon se soit apaisé et ait reculé de lui-même.

         Puis il apporta un torchon de cuisine, et tout doucement l'approcha de l'animal. Celui-ci, attiré peut-être par l'odeur, s'y posa. Alors très délicatement, le petit garçon emporta le torchon à l'extérieur de la véranda, le leva bien haut... et le bourdon s'envola, libéré, vers le ciel !

     

         Cette histoire doit nous rappeler que nous aussi, souvent, sommes dans la situation de ce bourdon. Sans le savoir, nous nous engageons sur des terrains dangereux, et croyons que "tout se ligue contre nous" pour nous empêcher de faire ce que nous voulons. Nous trépignons de ne pouvoir poursuivre dans la voie choisie... Jusqu'au jour où nous découvrons (peut-être ne l'avons-nous pas encore découvert !) que non pas "tout", mais simplement "quelqu'un" était là pour nous guider, qui voyait beaucoup plus loin et beaucoup plus clair que nous.

        Ce "quelqu'un", chacun le nomme comme il veut. Peu importe puisque, de même qu'avec notre conscience plus développée nous sommes à même de venir en aide à de plus petits, de même il existe une Conscience infiniment plus vaste que la nôtre qui veille sur nous et qui nous guide.

     

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        Au sud d'Issoudun il y a une forêt, qui se partage entre les départements de l'Indre (du côté de Saint-Aubin) et du Cher (du côté de Chezal-Benoît) : c'est la forêt de "Choeurs-Bommiers", du nom de bourgades avoisinantes. On en fait quasiment le tour en partant pour Chezal-Benoît (qui est dans le Cher), puis en tournant à droite vers Pruniers (de nouveau dans l'Indre), et en retournant ensuite à droite après Pruniers en direction de Saint-Aubin (région où les Issoldunois se promènent plus volontiers). Les zones plus excentrées sont moins accessibles et moins visibles des routes qui les encerclent.

         Elle est traversée de grandes allées toutes droites et carrossables, mais généralement fermées à la circulation par des barrières (que seuls les chasseurs enfreignent, en plus des forestiers), et abrite un vaste étang : "l'étang des Trois Biches", dont une rive est située dans l'Indre et l'autre dans le Cher. Un seul axe de chemins reste accessible à la circulation dans les deux directions pour permettre de rejoindre au centre de la forêt le "carrefour de la Croix Blanche" qui est situé sur une petite hauteur et d'où l'on peut partir en promenade, ainsi que pour accéder aux rives de l'étang, qui sont fréquemment investies par les pêcheurs. 

           Les gens y marchent, le plus souvent dans les allées protégées car, le sol étant marécageux, les chemins existants s'embourbent une bonne partie de l'année ; mais aussi y font du vélo ou même s'y promènent à cheval (ce qui leur ouvre les chemins !). Une ou deux "promenades" ont été esquissées par les agents du tourisme, pour lesquelles le sol a été soigneusement choisi ou remblayé, avec des petits ponts de bois pour enjamber les nombreux "fossés", véritables ruisseaux en hiver et au printemps. Deux rivières plus larges, que l'on passe pour l'une d'elles en faisant de l'équilibre sur deux poteaux télégraphiques de béton jetés en travers, sont franchies par des ponts goudronnés au niveau  des allées carrossables, mais deviennent presque à sec à la fin des étés.

     

         Dimanche, pour le premier jour de beau temps, nous avons décidé d'aller chercher le versant le plus éloigné de la forêt, sur la route qui va de Chezal-Benoît à Pruniers, afin de nous dépayser un peu de d'éviter les autres promeneurs. Comme vous le percevrez sur la carte ci-dessous (que vous devrez agrandir en cliquant dessus !), le paysage change du tout au tout lorsque l'on passe la forêt : côté Issoudun, c'est la "champagne berrichonne", c'est-à-dire une étendue morne de champs labourés ; et à partir de Pruniers et dans le Cher, c'est le "boischaut" , c'est à dire une région de bocage, de prairies entourées de haies... Un vrai plaisir et un vrai dépaysement.

     

    Foret-de-Choeurs-Bommiers.jpgCarte Mappy, en type "mixte" (photos aériennes + tracé des voies et légende)

         Sur la carte vous pouvez repérer notre itinéraire en suivant les indications données ci-dessus ; la croix rouge que j'ai ajoutée désigne l'endroit où nous nous sommes arrêtés pour marcher un peu dans les bois.

         Et nous avons trouvé un paysage bien étrange ! Hivernal, encore... et sauvage ! Jugez plutôt.

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       Ce pin est comme une main penchée de danseuse orientale.

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      Le voici dans l'autre sens...

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    Et là, ne dirait-on pas qu'un serpent pointe son nez entre les jambes de ce chêne ? Si j'étais aussi inspirée que Stellamaris, je pourrais écrire un poème le concernant !

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       Les pins sylvestres penchent leurs têtes folles comme pour se parler, longuement élancés au-dessus d'une broussaille épouvantable.

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      Le coin paraît douillet ? Mais comme l'herbe est blanche et sèche parmi ces brémailles foisonnantes !

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        Mais voici un arbre mort ! Comme son tronc est triste et blanc... Était-ce un pin, comme on peut en voir derrière lui ? Non, son écorce semble avoir été grise comme l'arbre que l'on voit à sa gauche.

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        Si on le prend de plus près, on pourrait encore lui consacrer un poème, tant il rappelle les marionnettes de Tim Burton dans "L'étange Noël de Monsieur Jack" !

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        Mais voici une petite mare, pour le grand bonheur des nombreux habitants du bois (cerfs, biches, chevreuils et sangliers)... qui malheureusement, tout comme la fameuse "Mare au Diable", sera totalement à sec dans quelques mois.

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      En voici la partie gauche, avec un petit pont pour la "route" forestière sur laquelle nous nous trouvons.

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       Mais quelle est cette voie herbue ouverte entre les bois ? Très probablement les restes d'un passage d'engins utilisés par les forestiers pour aller rechercher les troncs tombés suite aux dernières tempêtes.

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       Encore une drôle de bête issue tout droit des légendes... Un arbre arraché couronné de houx ; tandis qu'au premier plan l'on voit bien les inégalités du terrain avec ce fossé aux flancs moussus.

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      Il est si creux, qu'un peu plus loin une branche a même été posée pour le franchir.

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       Encore d'étranges troncs bien tordus ! On se demande ce qui lui est arrivé, à l'arbre de droite...

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        Là je me trouve face à une jungle des plus étonnantes. Comme un îlot de broussailles entouré d'herbes jaunes.

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      Tout s'explique ! C'est complètement marécageux... Mon chien s'y baigne avec délectation.

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        Encore un arbre bien amoché ! Que s'est-il donc passé ?...

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       Quel est cet enchevêtrement ? De loin, je crois voir une cabane. De près, je ne sais plus trop...

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        Encore un tronc étrangement penché, et de plus, il est multiple, et il y en a plusieurs... Au loin, on dirait une tête de dinosaure !

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        Hélas, si
    derrière eux celui-ci est droit, il est bel et bien mort ; et par-dessus le lierre qui l'habille, la pointe qu'il darde vers le ciel est sinistre comme un corps sans tête, ou un bilboquet sans sa boule...

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         Je n'ai pu m'empêcher de saisir cet arbre tourmenté... Il est certain que l'hiver permet d'avoir des troncs et des ramures une image infiniment plus saisissante, et la broussaille qui règne partout ajoute au sentiment de désolation que pourtant balaient ces grands pins dressés vers l'azur.

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       Encore une surprise ! Cet arbre à trois troncs (oh ! ce n'est pas une exception, certes), et à sa droite, cet arbre "à genoux".

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        Approchons-nous du second... Quelle difficulté il semble y avoir à pousser dans cette forêt !

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        Tiens, encore un drôle de personnage. Avec son œil torve, son nez, sa bouche, et la canne qui semble s'appuyer à sa corne frontale, il semble tout droit sorti des premiers Walt Disney.

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       Pour finir (ou presque !), encore une cabane, mais minuscule cette fois : entièrement composée d'herbes, c'est une demeure de lutins, avec son toit de chaume et sa façade moussue.

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        Mais à la sortie du chemin, un chêne superbe, encore au bord d'un fossé, et tout mangé par le lierre.

     
     

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