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    (Promenade 1 ici)

            Ce matin-là, j'étais à la recherche d'un cybercafé, qui à Gignac n'existe pas. (Décidément, il faudra que je me mette à la clef 3G, mais pour quelques semaines par an seulement ça mérite réflexion).

            Renvoyée à la médiathèque qui justement était fermée au public, je m'offris une visite pédestre du vieux Gignac.

     

    Vieux-Gignac-entree.jpg
         Quelques porches seulement marquent l'entrée de la vieille ville, principalement piétonne à cause de l'étroitesse de ses rues.
     

    Gignac-petites rues
    Jolis, n'est-ce pas, ces panneaux de rues ?

    Gignac-rue-du-puits-a-l-olivette.jpg
    Voici donc celle mentionnée sur le panneau
     

    Gignac-montee-a-la-Tour.jpg
    Et bien vite je cherche à monter vers la Tour Sarrasine, qui domine tout le secteur.
     

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    En montant le paysage s'éclaircit... Mais pas d'apprêt particulier au niveau des rues restées très "nature".

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    C'est la Rue de l'escalier : nous approchons !

    Gignac-montee-a-la-Tour2.jpg
    En effet, nous sommes presque au sommet : les arbres de l'esplanade sont visibles en haut à gauche.

    Gignac-l-esplanade-de-la-Tour.jpg
    Et m'y voici ! Un joli petit parc ombragé, ma foi.

    Tour-Sarrazine-Point-de-vue.jpg
    De là-haut, magnifique panorama.

    Gignac-la-Tour.jpg 

        Je m'approche de la Tour et j'en fais le tour (hum ! je n'ai pas fait exprès...), sans comprendre ce que signifie l'immense bénitier qui trône à son flanc. Cherchons un peu... Ah ! Voilà l'explication (ici) : il s'agit d'une vasque de récupération d'eau destinée à l'arrosage des jardins avoisinants !

    Tour-Sarrazine.jpg
    Impressionnant, n'est-ce pas ?

    Gignac-en-redescendant.jpg
    Et me voici de retour par les ruelles en pente plutôt raide.

    Gignac-porche.jpg
    En descendant j'observe un joli porche

    Gignac-entre-deux-ruelles.jpg
    ainsi qu'un étonnant passage entre deux ruelles.

    Gignac-le-clocher-de-l-eglise.jpg 
          Enfin je photographie, décontenancée, le clocher de l'église Saint-Pierre sans avoir réussi à la trouver ! Là encore, cherchons de l'aide ... Ah ! La voici ici : les rues qui l'environnent sont tellement étroites qu'en m'y promenant je n'ai rien vu paraître.

     

        Mais à bientôt pour une autre promenade !  abientotpixelLRN1.gif

     

     

     

      

     

     

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  •      En clin d'oeil à Nat et à son bel article sur l'olivier je réactualise ici un de mes sonnets, écrit à l'époque de ma jeunesse où, fréquentant Malherbe, Ronsard et  Du Bellay, j'aimais à pratiquer cette forme poétique.
     


    Olivier

     

    Sous l’éclatant soleil de la divine Hellade,
    Dans le vert paysage ébloui de chaleur,
    Il est un clair ruisseau frais au milieu des fleurs
    Qui chante de l’argent et coule des roulades.

    Endroit chéri des dieux, où flottent les senteurs
    Des bois silencieux où dorment les dryades !
    Par-delà les parfums surgis de la cascade,
    Une haleine divine exhale sa douceur.

    Entre les oliviers passe une tiède brise ;
    Au creux du ruisselet que le soleil irise
    Scintille le gravier : tout est félicité.

    C’est ici, sous ce pâle olivier qui palpite,
    Que vient se délasser la rêveuse Aphrodite
    Tandis qu’Éros brandit son arc avec fierté.

     

    Écrit le 15 mai 1967

     
     
     

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    Herault-5-08.jpg


           L'Eglise Notre-Dame de Grâce est édifiée sur un rocher surplombant toute la région de Gignac, et si sa construction est relativement récente (XVIIe siècle), elle succède à toute une série de temples l'ayant précédée, dont le plus ancien fut un temple romain dédié à la déesse Vesta.

        Il semble qu'elle soit le lieu de puissantes vibrations  protectrices, comme en témoignent les innombrables ex voto entourant la petite statuette réputée "miraculeuse" qu'elle abrite.

     

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       Celle-ci, représentant la Vierge-Mère, peut évoquer Marie mère de Jésus tout autant que la déesse-mère présente dans l'esprit des Celtes bien avant les Romains. Au-dessus de la statuette, l'inscription en latin : "Posuerunt me custodem" signifie "Ils ont fait de moi leur gardienne" (ou protectrice).

     

    Herault-5-11.jpg

     

         Cette statuette aurait guéri un sourd-muet et aveugle, si l'on en croit le récit du Père Joseph Gilland (voir ici). (Si vous n'êtes pas aveugles, vous me voyez prenant la photo...)

     

          Le frontispice évoquant les basiliques romaines ne manque pas de beauté, surtout avec les puissant piliers visibles sur les flancs ; et le cadran solaire situé sur le couvent qui la jouxte a été rénové récemment, si l'on en croit ici la 3e photo en bas à droite.

     

    Herault-5-09.jpg


       Là encore, j'ai essayé de traduire la devise qui y est inscrite, mais on n'en voit que le premier mot ("Momento"), qui s'il est en latin suppose une phrase assez complexe puisqu'il ne peut être sujet ; mais il est possible qu'il s'agisse de languedocien, auquel cas je fais appel à vos connaissances ou à votre sagacité pour suppléer à mes lacunes.(1)

     

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          La décoration de l'église, très claire, me rappelle celle de mes chapelles bretonnes, qui datent généralement de la même époque (voir ici l'autel de Saint-Samson).

         Les statues étonnent par leur différence avec celles trouvées dans les cathédrales gothiques ou romanes. Outre que l'on trouve une Sainte-Anne, qui encore me rappelle la Bretagne (!)

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    On rencontre également Saint-Louis, qui est le patron de ma ville natale, Fontainebleau,

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      Et un beau Christ qui ouvre les bras en souriant, contrairement aux images courantes de crucifixion.

    Herault-5-21.jpg


        Cependant, lorsque nous sortons, nous découvrons un chemin de croix, ponctué de quatorze chapelles qui sont autant de stations pour une procession de vendredi saint.

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        Suivant l'arrête de ce piton rocheux qui domine Gignac, c'est surtout une magnifique promenade que nous ne manquons pas de suivre.

    Herault-5-12bis.jpg  

          Sur la droite, en direction du nord et des monts de Lozère, se dresse la Tour de Guet, appelée localement "Tour Sarrazine" avec son fier drapeau occitan.


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        Longue et agréable promenade en plein vent, surplombant les vignes et les champs d'olivier.

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    La chaussée est construite sur d'étranges blocs caillouteux

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    et la vue s'étend vers un paysage délicieusement méditerranéen

    Hérault 5 14


    À mes pieds une étrange végétation attire mes regards.

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    Mais revenons à la basilique tout doucement...

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    (1) Un grand merci à M. Jean Boulet, qui n'a pas osé mettre un commentaire, mais m'a signalé par le formulaire de contact que cette inscription, "Momento M.", lui rappelait la célèbre inscription sur un cadran solaire romain "Vulnerant omnes, ultima necat" ("elles blessent toutes, la dernière tue", en parlant des heures bien sûr) et signifiait sans doute - avec une faute de gravure au début - : "Memento mori", "souviens-toi que tu mourras". C'est donc bien du latin.

     
     
     

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  • (3e volet d'une évocation commencée ici)

     

    PJ Toulet

     

     
          Plus je relis Paul-Jean Toulet, et plus j'ai du mal à choisir ce que je veux vous en offrir...

         Il y a tant d'humour dans certains de ses poèmes qu'il serait dommage de les négliger ! Cependant je reste sur le nostalgique encore aujourd'hui, avec la dernière des "Contrerimes".

        On y sent une oeuvre de la maturité, empreinte de ce désenchantement face à l'amour qui traverse toute la pensée de son auteur. D'une simple petite touche la mort est évoquée, et c'est dans un murmure que le poète avoue l'insomnie et la peur.

        Les expressions aussi élégantes qu'elliptiques apportent musique et rythme à cette confidence en clair-obscur ; une pointe d'hermétisme rapproche un peu ces quatrains de certaines oeuvres d'Apollinaire ("La Chanson du Mal-Aimé", "Le Bestiaire d'Orphée") : on est en plein 1900, l'époque de Toulouse-Lautrec ; mais dans le sud ! Car toujours cette lumière de l'Espagne s'y devine en filigrane.

     

         Mais c'est dans le mystère que disparaît le poète ; comme l'on sort de scène, à petits pas. Il continue de vous parler, comme il l'a toujours fait. Et c'est peut-être là le secret du style si poignant propre à Toulet : toujours il vous parle, jamais il ne parle de lui.

        Il semble s'en aller dans un fondu au noir, et ses propos flottent encore derrière lui, comme chuchotés...

     

     

     

    La vie est plus vaine une image

    Que l’ombre sur le mur.

    Pourtant l’hiéroglyphe obscur

    Qu’y trace ton passage

     

    M’enchante, et ton rire pareil

    Au vif éclat des armes ;

    Et jusqu’à ces menteuses larmes

    Qui miraient le soleil.

     

    Mourir non plus n’est ombre vaine.

    La nuit, quand tu as peur,

    N’écoute pas battre ton cœur :

    C’est une étrange peine.

      

    Paul-Jean Toulet,
    Contrerimes, n°70 (la dernière)

     

      

     

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      Au bout de ma corde, je m'ennuie un peu...

     

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    Mais quelle est cette jolie demoiselle qui apparaît là-bas ?

     

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    Elle n'a pas l'air rassurée, la minette... Ne bougeons pas. Surtout ne pas l'effrayer.

     

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    Viens par ici ma jolie ! C'est plus tranquille...

     

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    Eh bien oui, tu vois ! On peut se faire des bisous pas ici !

     

    Herault-5-07.jpg


    Oh ! Super ! Je l'adore !

    Bas les pattes le photographe s'il vous plaît, on aimerait un peu d'intimité.

     

     

     

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