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    J'ai été taguée par Crépusculine !... A mon tour de parler de mes lectures !

    Plutôt cornes ou marque-page ?

       J'ai horreur d'abîmer mes livres, et ai toujours de jolis petits marque-pages que je collectionne dès que possible ; ou dans le cas où ils manqueraient, je découpe un morceau de papier blanc pour faire l'affaire.

     As-tu déjà reçu un livre en cadeau ?

    Oui, souvent... Par exemple "Sinouhé l'Egyptien", auquel je ne m'attendais pas ; mais parfois aussi des livres que je demandais.

     As-tu déjà pensé à écrire un livre ?

     C'est sûr ! Quand j'étais jeune, je m'étais juré de devenir écrivain et "d'épater tout le monde". Promesse d'ado... En fait je manque d'idées et me suis bornée à écrire des poésies.

    Que penses-tu des séries à plusieurs tomes ? 

    Quand j'étais jeune, ma mère m' a fait lire toute la série de "La Chronique des Pasquier", de Georges Duhamel. Tout n'est pas passionnant. Aujourd'hui je me suis délectée de la série des "Harry Potter", et comme je vous l'ai indiqué sur ce blog, des livres de Pierre Bottero. Parce que je travaille dans le secteur jeunesse et que j'aime le côté "aventure". Mais en général je pense que cette habitude de faire des séries sert surtout aux éditeurs qui s'assurent d'une clientèle non seulement fidèle, mais aussi avide d'acheter les parutions en édition originale ! Cela dit, pour inciter les jeunes à la lecture, c'est plutôt positif.

     As-tu un livre culte ? 

    J'en ai eu, mais avec l'âge ça a bougé... Maintenant j'en ai eu beaucoup et ne sais plus trop lequel désigner.

    Aimes-tu relire ?

    Pas trop, j'aime la nouveauté - même s'il y a des choses que j'oublie.

     Rencontrer ou pas les auteurs des livres que l'on a aimés ?

    Oui, j'ai rencontré beaucoup d'auteurs jeunesse dans le cadre de mon travail. C'est toujours sympathique et plein d'enseignement.

     Aimes-tu parler de tes lectures ? 

    Ça arrive, quand elles m'enthousiasment vraiment.

      Comment choisis-tu tes livres ? 

    Quand j'habitais Paris, j'étais une fois par semaine à la Fnac à tout éplucher. Maintenant c'est le hasard qui me les fait rencontrer. Soit je suis un auteur qui  me plaît, soit c'est quelqu'un qui me donne des idées. 

    Une lecture inavouable ?

    "L'amant de Lady Chatterley", vers 20 ans ? "Pour l'amour de Marie Salat",  de Régine Desforges, vers 35 ans ? "La Voie de la Lumière", de Pierre Lassalle, vers 40 ans ?... Mais qu'est-ce qui est inavouable ?
     

    Des endroits préférés pour lire ? 

     Un endroit tranquille, sur un canapé ou dans un lit. Ou mieux : dans un train (calme et aéré de préférence).

    Lire et manger ? 

    Ah ! non ! Jamais ! Sauf, mettons, un petit gâteau et ma tasse de thé à côté.

    Livres empruntés ou livres achetés ? 
     
    À des bibliothèques, oui, quand j'ai trouvé ce qui m'intéresse (j'ai lu ainsi Le Clézio, Marie-Thérèse Humbert... et pas mal de bandes dessinées). 

    As-tu déjà abandonné la lecture d'un livre ? 

    Oui, quand je n'avais vraiment pas le temps d'accrocher.

    Tu tagues qui ?  

    Difficile à dire, je crains que tous les gens que je connais n'aient déjà été tagués. Marlou ? Francine Chauvet ? Lucie Trellu ? Pauley Perret ? (la pauvre, je la tague souvent !)

    Bon courage aux lecteurs assidus !

     

     

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    Quelques images rapportées d'un merveilleux séjour à Castelnaud-la-Chapelle sur la Dordogne, près de Sarlat.

    Joies du camping : un site superbe !

     

    Chaque matin, nous entendions partir les montgolfières juste à côté... Pffff, Tchhhh, Pffff, Tchhhh...

    Finalement ça faisait pas mal de bruit ! Mais en l'air, ça devait être génial...

     

    Superbe, le château de Castelnaud domine non seulement la Dordogne, mais aussi tous les environs.

     

    A quelques kilomètres de là par de petites routes, nous trouvions le Château des Milandes, qui fut acheté par Joséphine Baker pour y accueillir sa "tribu arc-en-ciel" : tous les enfants que, se découvrant stérile, elle avait adoptés.

     

    Devant le château, une belle plantation de Noyers.

     

    Plus près de Castelnaud, le beau château de Fayrac.

    Fayrac, vue générale... A qui appartient-il ? Il est superbement entretenu.

     

    Vue de la Tour carrée.

     

    Le pont franchissant les douves...

     

    Comme vous le voyez, de merveilleux souvenirs...

     

     

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    (Apollon rivalisant avec un merle)

     

    Vous savez sans doute que la poésie en Grèce était toujours chantée, accompagnée de la lyre ou de la cithare. Nous avons pu retrouver les textes, dont la versification atteste d'un rythme très étudié, nous avons également le témoignage des auteurs et celui des vases peints ou des fresques et bas-reliefs ; mais de la musique elle-même, aucune trace !... Jusqu'à cette "épitaphe" (c'est-à-dire une inscription sur un tombeau) datant du 1er siècle après JC, qui elle enfin, indique des notes. Et elle se chante ! En effet, pour les Grecs initiés aux Mystères Orphiques, la mort n'était pas triste, ce n'était qu'une renaissance.

         C'est pourquoi d'ailleurs sur la tombe où repose Seikilos il est aussi écrit : 
    "Seikilos, fils d'Euterpos, vit...

     

     Ci-dessus, la colonne funéraire.

    Ci-dessous, l'inscription décryptée : au-dessus des lettres, en capitales, on voit d'autres petits signes : ils représentent les notes de musique. (Images tirées du site).

     

    Voici une traduction en vers de mon cru* :

      Tant que tu vis, sois rayonnant,
    Ne pleure pas outre mesure ;

    À pas comptés marche le temps,
    De tes jours réclamant l’usure.

     

    Une autre* :

    Que toute ta vie soit lumière !
    Ne t'afflige jamais longtemps.

    La vie est chose passagère :
         Son terme est fixé par le temps...

     

     Adaptations de Martine Maillard*

         Quant à la musique... eh bien, peut-être peut-on la découvrir ? Ci-dessous la notation moderne telle qu'elle fut décryptée par l'éminent musicologue Théodore Reinach, avec sa traduction littérale.

     

    Extrait du livre de Paule Druilhe : "Histoire de la Musique"
    (Hachette, 1966), p. 22.

           
          Vous trouverez également ici  un bel article (avec le texte en grec) dans Wikipedia.

        Note du 27 juillet 2009 : Je découvre qu'un enseignant (Nikkojazz) a utilisé mes traductions sans me citer en tant que leur auteur. Pour un enseignant, c'est un peu fort... De plus, il attribue à un certain "Emile Martin" la traduction de Théodore Reinach ! Emile Martin, que j'ai recherché sur le net (le site est-il fiable ?), est juste un adaptateur pour des firmes de disques ; ce n'est ni un helléniste, ni un musicologue. Là je vois clairement que quand quelqu'un veut écrire sur internet, il puise ses sources dans d'autres articles sans grand discernement ! Mais au moins pourrait-il les signaler, ses sources.

     

            Et pour terminer en beauté, voici une interprétation trouvée sur Dailymotion.

     

     
     

     * Note de décembre 2014 : aujourd'hui je ne suis plus très fière de ces traductions ; en effet le verbe "phaïnou" habituellement traduit par "brille" et que j'ai abondamment accentué avec "sois rayonnant" ou "sois lumière", signifie en réalité "apparais", tout simplement. Il serait donc judicieux de re-méditer une traduction plus appropriée. À suivre... 

     

     

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    Petite fille
    Pochette-surprise
    Tu descends du ciel
    Et tu nous  regardes

     

     

     

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    Puisque vous avez aimé l'Amour Mouillé, voici un autre poème d'Anacréon, une "chanson à boire", thème très prisé à l'époque (mais je pense aussi qu'Anacréon était un "chaud lapin" tout de même...)

    Je l'ai traduit à la même époque, mais j'ai eu beaucoup plus de mal. Vous vous en rendrez compte...
    J'y ai ajouté un petit topo sur l'auteur.
       
     

    Vase grec représentant des convives lors d'un banquet, avec une joueuse de flûte double.

     
        Anacréon, poète grec du VIe siècle avant Jésus-Christ, serait né à Téos, en Asie Mineure, d'un père lui-même déjà poète. En cette grande époque du lyrisme, qui voit s'épanouir au Moyen-Orient une civilisation riche et raffinée, il se fait le chantre des banquets, du vin et de l'amour facile. N'oublions pas que le dieu du vin est Dionysos, et que l'"ivresse" qu'il communique s'apparente à l'inspiration poétique aux yeux des anciens. Le terme de "poésie lyrique" lui-même provient du nom de la "lyre", l'instrument avec lequel s'accompagnaient les artistes, qui chantaient toujours leurs oeuvres, gaiement rythmées et soutenues par les petites flûtes et les tambourins. Le rythme affectionné par Anacréon était le rythme iambique, un rythme à trois temps particulièrement entraînant avec l'accent sur le 2e temps.

        Sa poésie devint si célèbre que les poètes latins, puis de la renaissance française s'en inspirèrent (par exemple, Ronsard).

     

     

    Je veux chanter ici le doux et gent Amour
    Aux diadèmes fleuris ; car des dieux il est maître
    Et des mortels nés ou à naître.

    Esclave, apporte l’eau, le vin et les fleurs, cours,
    Pour que je rivalise avec le bel Amour !

    Va, esclave, je veux boire à en perdre haleine !
    Prends dix mesures d’eau, cinq de vin et, bien pleine,
    Donne la coupe d’or : célébrons Dionysos.

    Va, et buvons sans cris, sans tapage et ivresse,
    Avec modération ; chantons notre allégresse
    Avec nos hymnes les plus beaux !

    Je n’aime pas celui qui, en buvant, rappelle
    La guerre triste et les morts tant pleurés ;
    Chantons les Muses, nous, Aphrodite si belle,
    La vie heureuse et le plaisir d’aimer !

    Traduction de Martine Maillard
     

    Tous droits réservés.

     

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