•       Je vous offre aujourd'hui un aperçu d'une des plus belles promenades de la forêt de Fontainebleau. Une promenade dont les accès sont hélas si faciles que cela m'a valu ma voiture fracturée.

           
              En effet l'entrée se situe sur la RN 6 qui relie Fontainebleau à Melun et est garnie d'un énorme parking : lorsque je m'y suis rendue par cette belle matinée de février, heureuse de n'y trouver encore pratiquement personne, il y avait probablement des malfrats planqués qui, remarquant ma plaque d'immatriculation de l'Indre et ne me voyant pas sortir comme les autres gens de gros sacs à dos de mon coffre, se sont dit que je devais y cacher plein de bagages. Il n'y avait qu'un sac vide, car j'avais tout pris dans mes poches. Mais pour ne me voler que le sac vide, ils ont fracassé ma vitre arrière et rabattu le siège. Et ce, malgré la prière que j'avais adressée à la belle Vierge que je vais vous montrer... Mais la pauvre, ce n'est pas de cela que je lui avais parlé !
     


    Les abords du parking sont plats.


    On marche vers une clairière où les sangliers ont laissé la marque de leurs défenses.


          Puis on oblique vers la droite, en montant légèrement vers de beaux rochers comme les aiment les enfants, et où déjà s'exercent quelques grimpeurs.
     

        Et la promenade commence dans un de ces chaos qui caractérisent les paysages de Fontainebleau.

     


        Peu à peu l'on découvre des grottes, et les rochers de plus en plus massifs prennent des formes bizarres.

     

    Puis ce sont des enfilades de tunnels !

     


          Et c'est là que, malgré la mauvaise qualité de mes images, je vais vous inviter à me suivre dans la promenade. Oui, ces prises de vues sont réalisées à partir d'un petit appareil numérique
    , et je marchais en le tenant d'une main (on m'entend souffler car ça grimpe, et il faut se faufiler ou se pencher), m'arrêtant parfois pour tourner sur moi-même, ce qui n'est pas toujours du meilleur effet.


        Même si les prises des vues sont un peu fatigantes, on découvre mieux le paysage, non ?

     


    En tous cas, le revoici à travers ces quelques vues.

      
        Et des tunnels, il y en a tellement, que malgré les apparences il ne s'agit pas toujours du même.

      

               ... Jusqu'à la merveilleuse suite de grottes où un peintre dont j'ignore le nom a eu l'idée de reproduire dans une forme de parchemin une Vierge à l'enfant de style orthodoxe. On m'en avait parlé, mais je ne l'avais jamais vue de mes yeux. Et là, je "tombai" dessus par surprise ! En voici la découverte, mais cette fois-ci, avec toutes mes excuses : j'ai eu la sottise, puisque j'utilisais mon appareil photos, de le positionner verticalement... Si bien que pour suivre ma pérégrination, vous devrez pencher la tête à gauche (ou votre PC vers la droite). Rien à faire pour trouver le logiciel qui me remettrait cette vidéo dans le "bon sens". Déjà heureux qu'Over-blog soit capable de vous la retranscrire proprement. (Il faudra que je cherche dans le logiciel fourni avec l'appareil, que je n'ai pas installé car il est très volumineux).

     

         Pour vous remettre les idées droites, quelques photos. Je précise que le chemin est entièrement balisé de marques bleues, qui non seulement nous guident à travers le dédale, mais aussi nous permettent de passer aux bons endroits pour découvrir les curiosités du lieu (tels cette Vierge).

     


    (L'entrée)


    La Vierge.


    La sortie.


    Le retour vers la grand-route...

     

     
          Et saluons au passage ce magnifique chêne qui, puisque nous étions février, n'avait pas encore de feuilles.
         ... Avant de retrouver ma voiture écrabouillée par l'arrière. Oups !

      

     

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    Pentecôte

     

     

    Le bois est plein d’oiseaux chanteurs,
    Les bosquets sont nappés d’argent,
    La nuit s’éclaire de la couleur des lampes ;
    Le vent remue les branches comme on presse un aimé :
    Il passe, effleure les cheveux des arbres
    Qui se dressent, puis retombent,
    Et il les prend encore,
    Comme pour les pétrir
    De son Amour impérieux et doux.

    Je le respire avec délices :
    Il est tendre et sucré, et parfumé et pénétrant,
    Et meilleur à mon cœur
    Que l’ambroisie la plus divine ;
    Il m’emplit
    De son Souffle ineffable.

    Je respire l’oiseau et je respire l’arbre,
    Je respire la terre et ses cheveux d’argent,
    Je respire le monde qui dort, et la nuit
    Qui descend, et bien plus,
    Et bien plus que cela…

    Je respire les roses, et les fleurs alanguies,
    Et les cœurs des humains qui sont comme des fleurs,
    Et leurs âmes qui sont ainsi que des pétales,
    À s’exhaler la nuit en senteurs enivrées,
    Et à s’ouvrir si lentement tout une vie,
    Mais bien plus que cela.

    Je respire la Vie ainsi qu’une senteur
    Douce et puissante issue de l’Univers,
    Je respire l’Amour qui revêt toute chose
    Du manteau blanc des noces,
    Je respire la Force et la Joie d’être là,
    La Volonté de Vivre, et vivre uniquement
    Toute l’éternité !

    Ô Souffle frémissant,
    Léger danseur,
    Amoureux tournoyant et compagnon du ciel,
    C’est l’été !
    L’été premier du monde peut-être ?
    Or la nuit est sans tache,
    Et bientôt elle scintillera de tout son éclat !

    … Mes yeux se sont ouverts ainsi que des fenêtres
    Et mon front s’est paré d’un astre fixe et pur ;
    La nuit tout embaumée immense me pénètre,
    Et mon œil transparent devient l’unique Azur

    Où se logent enfin les animaux couplés,
    Nouvelle Arche divine offerte pour survivre !
    Ô mon unique Amour… Soleil renouvelé,
    J’attends que Ton Vouloir lumineux me délivre...


     
     

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  • À l'ombre du rosier
    Sourient les primevères
    Étoilées de couleurs...
    La violette rêve.






    Pics épeiches, verdiers
    Picorent dans nos graines...
    Symphonie de couleurs :
    Le mois d'avril, ça creuse !





    En brusque floraison
    Le cerisier jubile
    Paré de bouquet blancs
    Il épouse le ciel.

     

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  • Réon, les tableaux d'Argondia : le retour au château des anciens rois


    De princesses enchaînées,

    Il avait fait des chevelures de comètes
    Qui glissaient sur les fonds pourprés
    Des mille et une nuits de précieux cristal.

    Et jamais plus il ne devait revoir
    Ce ruissellement des joyaux ensevelis,
    Cette clarté magique des palais endormis,
    Ce blond miroitement des jardins engloutis...

    Halluciné, pressant son rêve dans ses bras,
    Il marcha jusqu'au seuil flamboyant.
    Un flot d'oiseaux chantants alors l'envahit
    Et vaincu, il coula dans l'espace infini.


     
     

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