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        Dans mon jardin un arbre est tombé.
        Pour moi c'est comme si j'avais perdu un être cher.
        Et cela m'a rappelé ce poème, écrit autrefois lorsque j'essayais de comprendre l'origine de mon sentiment d'insécurité.
        À quoi bon chercher à comprendre ?... Je n'ai plus en tête que la chanson de Brassens :
     
    "Auprès de mon arbre je vivais heureux ;
    J'aurais jamais dû m'éloigner de mon arbre".
     
     
        Mais là c'est pire : il n'y en a plus !!!
     

    Image tirée du site Ephphata
     

     


    Donne-moi ta petite main blanche
    Où s'enchevêtrent des tiges fleuries de volubilis
    Souris de ta petite bouche fine
    Qu'égayent des corolles de liserons blancs
    Penche ta chevelure précieuse
    Entremêlée de glycine follette

     

    Tu n'es qu'une fleur
    O petite bien-aimée
    Vers laquelle je me penche pour te respirer
    De ta robe violette
    S'exhale le parfum des gentianes
    Et de ton buste blanc
    Je ne vois que la forme en lys

     

    Si je souffle vers toi
    Pencheras-tu rêveusement sur le côté
    Comme au souffle du vent
    La fleur de mon jardin
    Et si j'attends le soir
    Fermeras-tu ta corolle aux rosées de la nuit
    Et quand viendra le temps
    Tomberas-tu flétrie en poussière à mes pieds


    O grâce sois encore
    Devant moi gigantesque
    Comme le mur de mon jardin
    Le paradis c’est tout petit
    Sinon où suis-je qui suis-je que devenir
    Il n’y a plus de paradis



        Voilà ce qui arrive, quand on oublie ses amis...
     
     
     

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        Ne croyez pas que je vous abandonne... Mais je suis débordée, comme chaque année à cette époque (et il me semble que je ne suis pas seule dans ce cas !)
        Alors en attendant des jours moins chargés, voici quelques fleurs de mon jardin. Mais de cerises, cette année, on n'en a pas eu une seule.
     

     
     
     
     

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    J’ai un tic
    J’ai un T.O.C.
    C’est classique
    Je débloque

     

    Tout à trac
    Je fais couic
    Ma joue craque
    En oblique

     


     

     

    Oh ! oh ! Le bel oiseau ! s’exclament les passants.
    Pardon, je fais la moue, elle m’échappe encore…
    Ma bouche se dévisse et dérape en glissant,
    Faisant bouger mon nez et dilater mes pores.

     

    Que faire
    De sa bouche,
    Quand elle ne parle pas,
    Quand elle ne mange pas,
    Quand elle ne fume pas,
    Quand elle ne bâille pas,
    Quand elle ne sourit pas ?

     

    C’est terrible
    Elle n’arrête pas
    De gigoter
    De se faire
    Remarquer

     

    Elle fait couic
    Elle fait pouac
    Elle fait blic
    Elle fait plouc

     

    Enfin
    Le singe quoi



     

     

     

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        Depuis 1999, j'ai composé une bonne douzaine de poèmes pour célébrer des départs en retraite.
        Pour certains, ils étaient totalement en acrostiche, alors je vais vous montrer cela. J'espère ne pas pécher par indiscrétion en diffusant le nom des personnes concernées : dans le cas de celui que je cite ce jour, son nom est la réplique exacte de celui d'un poète renommé du XXe siècle... Alors, jouons sur les homonymies !
        Je l'ai soigné, celui-là : j'ai conjugué charade, acrostiche et sonnet.
     

     


    Sonnet pour le départ d'un ami
     

    Mon premier se répète au travers de ton rire,
    Mon second n'est qu'un fil pour des tissus d'antan ;
    Mon troisième est le chef qu'en anglais l'on attend,
    Mon dernier(1) te permet d'accéder au navire... !


    A lain, cette charade a pour but de te dire
    L a peine que chacun éprouve en te quittant,
    A u souvenir d'un homme enjoué, militant,
    I nsoucieux de l'effort et prompt à la satire.


    N e gaspille donc pas ce repos mérité :
    S avoure ta retraite avec sérénité
    A uprès de Jacqueline et de Sarah, ta fille.


    L e Web nous portera des messages de toi,
    U n bon vent nous fera te rencontrer parfois...
    T u resteras toujours un peu de la famille !

     

     (1)   Vous devriez trouver tout de même, avec l'indice donné en introduction... J'attends vos réponses en commentaires.
         (Précision : il y a une syllabe par proposition, et le tout est le nom de cet ami).

     

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    Terre ô déchirée
    Que les fleuves ont reprisée

    Apollinaire

        Ecoutez... C'est de Steve Roach, un musicien américain de style New Age ; et si vous aimez, ne manquez pas d'écouter d'autres extraits de cet auteur inspiré sur Youtube. Il y en a de superbes.
        Steve Roach utilise les synthétiseurs, mais aussi toutes sortes de percussions empruntées aux peuples primitifs, et la voix. Il a le génie du rythme et de l'harmonie, mais aussi celui des timbres et des sonorités. Dans l'extrait ci-dessous il utilise le "bâton de pluie", pour évoquer les petits cailloux qui roulent sur la terre.


     

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