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        Allons-y pour le tag.
        Consigne : écrivez au minimum dix choses qui vont donnent le moral dans une journée.
         Voici les miennes ; quand elles sont là, je jubile, et quand elles n'y sont pas, j'y pense pour me réconforter... C'est très souvent en rapport avec la lumière ; j'ai un énorme besoin de lumière.
     

    - Me réveiller en voyant la lumière à travers les volets et penser qu'il fait soleil dehors.
    - Voir la lumière étinceler derrière un arbre ou derrière un nuage.
    - Prendre mon petit déjeuner : une bonne tartine grillée, un verre de jus d'orange, un bol de chicorée au lait bien chaud (parfois j'en reprends un à 18h en revenant du travail pour me détendre).
    - Écrire ou créer, produire quelque chose dont je suis contente.
    - Me baigner, nager, plonger (courir, je ne peux plus).
    - Marcher, ou faire du vélo dans la nature.
    - Découvrir une belle région.
    - Découvrir un beau livre, une belle oeuvre, un beau tableau.
    - Rouler vers une destination attirante par beau temps.
    - Regarder le ciel, un vaste espace de ciel, surtout s'il est dégagé - même la nuit.
    - Voir une fleur éclore, un arbre s'épanouir (même un arbre d'automne, un arbre d'hiver)
    - Voir et entendre couler un ruisseau.
    - Entendre la mer.
    - Surprendre un animal sauvage qui passe au loin.

    - Écouter une belle musique.
    - Jouer une belle musique (chanter, je ne peux plus).
    - Être en communion avec une personne que j'aime, regarder ses yeux rire.
    - Prier, en ressentant mon cœur qui s'ouvre à une immense lumière.
    - Sentir que je ne suis pas seule, et qu'il y a quelqu'un qui peut m'entendre à l'intérieur, ou qui m'aide, subitement, aux moments les plus inattendus.
    - Etre en paix, ressentir ce bienfait.
    - Voir des enfants qui rient et qui sont heureux.
    - Penser à mes adorables filles, à mes petits-fils craquants, à mes soeurs, à mon frère, à ma mère.
    - Avoir fait plaisir à quelqu'un.
    - Sentir les bonnes odeurs de la nature, au printemps ou après la pluie.
    - Sentir le vent qui gonfle mes poumons, fait voler mes cheveux.
     
     

        Il y en a peut-être d'autres, que j'ai oubliés...

    En illustration, la campagne aujourd'hui  :


    Le ciel immense, chargé de lumière... et dessous, la terre, qui boit cette lumière :



        Et maintenant, poursuivez la chaîne :
     

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        À l'instar de Russalka, qui fait si joliment l'inventaire des bonheurs qui lui ensoleillent la vie,  je pense qu'il serait peut-être sympathique de créer un "TAG" qui nous incite à énumérer nos "joies quotidiennes". Cela fait toujours chaud au coeur d'en dresser la liste.
        Mais en attendant, pour laisser libre cours au flux de souvenirs musicaux qu'elle m'a évoqués, je vous laisse goûter ici les paroles de l'air si gai chanté par Julie Andrews dans "la Mélodie du Bonheur", le film de Robert Wise adapté de la comédie musicale du même nom, d'abord en anglais, puis dans la traduction française (prises sur
    ce site, j'ignore de qui est le texte français):
     


    MY FAVORITE THINGS
    (Rodgers / Hammerstein)

     

    Raindrops on roses and
    Whiskers on kittens
    Bright copper kettles and
    Warm woolen mittens
    Brown paper packages
    Tied up with strings
    These are a few of
    My favourite things

     

    Cream colored ponies and
    Crisp apple strudels
    Door bells and sleigh bells
    And schnitzel with noodles
    Wild geese that fly with
    The moon on their wings
    These are a few of
    My favourite things

     

    Girls in white dresses
    With blue satin sashes
    Snowflakes that stay on
    My nose and eyelashes
    Silver white winters
    That melt into Springs
    These are a few of
    My favourite things

     

    When the dog bites
    When the bee stings
    When I'm feeling sad
    I simply remember
    My favourite things
    And then I don't feel so bad.



    MES JOIES QUOTIDIENNES

     

    Pétales de roses et moustaches de chatons
    Bonnes mitaines et bon feu qui brille
    Beau cahier quadrillé cheveux mouillés
    C'est là un peu de mes joies quotidiennes

     

    Gros mille feuilles tarte aux pommes fraîches
    Grand bol de crème dont on se pourlèche
    Belle oie sauvage qui s'envole dans la plaine
    C'est là un peu de mes joies quotidiennes

     

    Gaie robe claire coiffures en nattes
    Doux flocons blancs sur mon nez écarlate
    Les fleurs d'avril en bouquets qui reviennent
    C'est là un peu de mes joies quotidiennes

     

    Quand le chien mord quand l'abeille pique
    Quand ça marche mal
    C'est simple je pense à mes joies quotidiennes
    Et tout alors va très bien

     

        Vous en trouverez bien des interprétations sur Youtube, mais je vous propose ici cette version jazz, interprétée à Baden-Baden  en 1961 par John Coltrane au saxo soprano, avec Eric Dolphy à la flûte et au saxophone alto, McCoy Tyner au piano, Reggie Workman à la contrebasse et Elvin Jones aux percussions.

     

      


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    Quelques haïkus hâtifs sur le temps qu'il fait...


     


    Le ciel s'est noirci
    Un déluge impitoyable
    Les fleurs sont en pleurs
     


     

    La rue est rivière
    Et le jardin devient lac
    Un bateau surnage
     

     

    Tourbillon des eaux
    Survivrai-je au tsunami
    Dit la rose jaune

     
     
     

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        Entraînée vers la poésie latine à l'occasion d'un départ en retraite, j'ai retrouvé une traduction en vers d'une ode d'Horace que j'avais composée alors que j'étais en classe de seconde.
        Mon texte, inspiré surtout des notes prises pendant le cours, s'éloigne parfois de l'intention initiale du poète latin, mais je ne résiste pas au plaisir de vous la faire partager, tout en vous indiquant en regard l'excellente traduction versifiée du Comte Ulysse de Séguier (qui date de 1883), et la traduction parfaitement fidèle (mais non versifiée) de Leconte de Lisle.

        Comme le fit sa contemporaine Renée Vivien dans son adaptation des vers de Sappho (et justement Horace applique ici les règles de versification créées par la célèbre poétesse grecque et son ami le poète Alcée), Ulysse de Séguier s'efforce de rendre les rythmes d'origine, en utilisant deux vers de 11 syllabes, puis un de 9, et un de 10, pour obtenir ce qu'on a appelé "la strophe alcaïque", devenue avec la "strophe saphique" la préférée des poètes lyriques latins (voir ici, et la catégorie que j'ai consacrée à Renée Vivien plus en particulier).
        Notez aussi que l'ami du poète, "Postumus", se prénomme ainsi parce qu'il est  "le dernier" de sa  famille, comme  c'était l'habitude chez les romains, le premier se nommant "Primus", le second "Secundus", et plus couramment le  cinquième "Quintus" et le huitième "Octavus" : il n'a donc aucun rapport avec l'adjectif français "posthume", et ne prend pas de "h" comme on le voit parfois par erreur.



    Portrait d'Horace, levant son verre à l'occasion d'un banquet
    (voir le site ici)
     


    Il s'agit de l'Ode n°14 du livre 2,
    surnommée couramment "Mélancolie"
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    Las ! Postumus, les ans glissent, s'échappent,
    Et la piété ne retardera pas
    Notre vieillesse en pleurs qui nous rattrape
    Avec la ride et l'odieux trépas.

    Quand chaque jour, ami, de tes étables,
    Tu offrirais trois cents beaux taurillons
    Au grand Pluton, ce dieu impitoyable
    Qui tient Tytios et le triple Géryon

     

    Emprisonnés dans l'eau noire et amère,
    Il ne faudra pas moins tous la passer,
    Quelque travail que nous fassions sur terre,
    Du roi puissant au plus humble berger.

     

    En vain, de Mars évitons-nous les guerres
    Et de la mer les grands flots déchaînés,
    En vain, l'automne, essayons-nous de faire
    Obstacle au vent nuisible à la santé.

     

    Il faudra voir le Cocyte aux eaux lentes,
    Ce fleuve noir, et du roi Danaüs
    La race infâme et la peine accablante
    Dont est puni l'orgueilleux Sisyphus ;

     

    Quitter sa terre et une épouse chère ;
    Et du verger que tu as cultivé,
    Seul te suivra, toi son maître éphémère,
    Le noir cyprès, funeste et détesté !

     

    Un héritier répandra, moins timide,
    Ton Cécubus conservé sous cent clés
    Et baignera ton blanc dallage humide
    D'un vin plus pur qu'aux plus beaux des banquets.

      

      Adaptation en vers de Martine Maillard
    Tous droits réservés

     

     


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  •     Cet acrostiche, qui n'a jamais été publié sur ce blog (mais qui fait partie du recueil "Mourir une seconde fois" visible ici), a été écrit avant le précédent. Comme l'autre, il s'agit en fait d'un message, adressé à une jeune femme originaire de Belle-Ile en mer.


    Clair de lune sur la mer, photographie de saad95


            P
    erdras-tu la raison dans ton île enchantée
            A u milieu de la nuit qui te pleure en secret,
            U ne ou multiple, toi qu’effleure, épouvantée,
            L' image d’une lune aux soupirs indiscrets ?
            E coute-la gémir en ta maison hantée…

     
     
     

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