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        Je suis bien occupée en ce moment, et ce vendredi notamment par la visite dans l'établissement où je travaille d'un auteur pour la jeunesse que j'apprécie beaucoup, et qui arrivait de Chartres ! Je veux parler de Roger Judenne, que vous voyez ci-dessous en pleine action, montrant à  ses jeunes admirateurs deux de ses livres traduits respectivement en chinois ("Carton rouge et Mort subite", co-produit avec Philippe Barbeau) et en espagnol ("Le propriétaire de Cathédrale", dont l'action se situe précisément à Chartres). 


    Roger Judenne

       
     
        Et pourtant, ce matin-là, j'ai bien cru qu'il ne viendrait pas... En effet, voici la vue que j'avais de ma fenêtre à mon réveil !

     

    Neige tardive  

    ... Et voici la physionomie du collège à 8h30 du matin
    (ah ! cette heure d'été...)

     

    Roger Judenne au Collège Balzac-Issoudun  
     

        Eh bien ça ne fait rien, il est quand même venu. Et vous pourrez apprécier sur le journal télévisé de notre chaîne issoldunoise "Bip-Tv"(celui du 30 mars bien sûr) comme il a su charmer son auditoire.

       
     
     

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        Note : ce poème, écrit sous l'effet puissant de la représentation du "Parsifal" de Richard Wagner à Bayreuth en 1970, tire son titre d'un rapprochement entre la nationalité anglaise de l'interprète féminine de Kundry - Gwyneth Jones - et de son rôle qui est celui d'une "folle"- folle parce qu'elle est ensorcelée et lutte contre la force qui la domine dans des hurlements qui prennent au tripes -, mais aussi assez proche du thème "ophélien", car à la fin, déliée de sa faute par le courage de Parsifal, elle sombre dans une mort bienheureuse qui évoque, avec le fond laiteux du décor, une sorte de dérive berçante.
     

     

    Gwyneth Jones en Kundry à Bayreuth en 1970
    (Photo dédicacée)
     
     

    Le Jour finit
    Ma Nuit s’enfuit
    Ah fuir là-bas
    Oh fuir
    Loin des monstres sordides

    Que l’aveugle clarté se déchaîne
    Et que je croule
    En vagué éclaboussée
    De pierres silencieuses

    O ma noire divinité glacée
    Où es-tu mon Sourire

    Je t’aime
    Blanche colombe
    Des soupirs effacés
    Toi que mon ange ténébreux
    A baptisée sans bruit
    Entre mes cieux changeants

    Rivière immaculée
    Gerbe enflammée

    Tu es ma griserie
    Vertigineuse
    Mon averse
    D’ambre
    Et d’or
     
     
     

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        Il y a un poème de Rimbaud que j'adore. Tiré de l'Album Zutique (écrit dans ses délires avec Paul Verlaine), il s'intitule "Jeune goinfre", et ce qui me plaît surtout, ce sont ces vers de deux syllabes dont il est formé, que Rimbaud réussit non seulement à faire rimer, mais même à assembler en un sonnet !

    Rimbaud vu par Verlaine

    Arthur Rimbaud, vu par Paul Verlaine,
    à l'époque même où est né ce poème
     
     

    Jeune Goinfre

    Casquette
    De moire,
    Quéquette
    D’ivoire,

    Toilette
    Très noire,
    Paul guette
    L’armoire,

    Projette
    Languette
    Sur poire,

    S’apprête,
    Baguette,
    Et foire.

    Arthur Rimbaud
    Album zutique

        C'est très vivant, c'est tordant... Seule chose étrange : toutes les rimes sont féminines. Est-ce voulu, est-ce un hasard de l'inspiration ? Je penche plutôt pour la seconde solution.

    Rimbaud par Fantin-Latour
    Arthur Rimbaud, par Fantin-Latour ("Un coin de table")


        Alors, puisque d'aucuns s'attellent aux exercices "à contrainte", je me suis amusée à pasticher Rimbaud ; en choisissant bien sûr des rimes "faciles", mais qui cette fois alternent.
        Et voici mon oeuvre... (ornée il est vrai d'un titre moins comique et plus allusif !)


    Écri-errances


    Hortense
    Écrit,
    Mûrit,
    Se tance.

    Immense
    Dépit :
    C’est pis
    Que rance.

    Un cri !
    L'esprit
    S'élance ;

    Tu ris,
    Relis,
    Et danses...


    L'écrivain.
     
     

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        Hier matin, partant au travail et traversant comme à l'accoutumée une place agrémentée de quelques arbres, j'entendis pépier désespérément, du côté de la boulangerie d'où sortaient déjà des effluves de bon pain.
        Surprise, je me tordis le cou en tous sens, quand soudain je le vis : là-haut, dans les branches, un petit oiseau sur son nid, qui chantait tout seul.
        Pauvre chéri ! Les bourgeons étaient bien là, mais tout serrés pour affronter la bise glacée, et le nid trônait, exposé aux intempéries. Quel temps pour des amours ! Hier un léger rayon de soleil avait encouragé le chanteur, mais ce matin hélas, quelle tristesse... Plus personne pour égayer la place retournée à sa morosité.

    Printemps


        Cet après-midi, sous le crachin opiniâtre, j'ai cherché à marcher quelque peu dans les bois : pauvres anémones ! Elle ployaient sous la froidure et l'humidité...

    Printemps


        Non, vraiment, qu'on ne me dise pas que le printemps est en avance, ni que 2007 sera "encore plus chaud" que les précédentes années ! Nous changeons d'heure cette nuit il est vrai, mais pas encore de saison, semble-t-il.


    Printemps

     

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        En ce moment, le temps particulièrement contrasté fatigue plus d'un d'entre nous, et quand arrive le soir, nous sentons nos yeux qui nous piquent... N'est-ce pas le Marchand de Sable qui, bien que nos fenêtres ne soient pas ouvertes sur la nuit étoilée, apporte son aura de douceur et la mélodie de sa flûte ?

    Le Marchand de sable qui passe
    (
    Cliquez sur l'image)

     
        Non, il ne jette pas de la neige, et pourtant, il en tombe en ce moment !... Non, ce n'est pas le "Père Noël" non plus, et cependant, combien ont encore en mémoire le petit nuage sur lequel il cheminait, accompagné de Nounours, pour souhaiter "Bonne nuit" à Nicolas et Pimprenelle ?
       
        Pourtant, bien avant ses débuts télévisés en costume de marionnette, il montait déjà sur les planches, dans une pièce aujourd'hui immortalisée par la musique de scène magique d'Albert Roussel, musicien français du début de notre siècle (1869-1937) dont je vous ai déjà parlé dans un article consacré à
    Ariane.   
        Ce compositeur eut un parcours bien étonnant, puisqu'il intégra d'abord l'Ecole Navale (dès l'âge de 18 ans, en 1887), pour parcourir les mers et découvrir notamment les Indes. Réformé de la marine pour raison de santé en 1902, il se consacre dès lors exclusivement à la musique, qu'il adore et pour laquelle il est prodigieusement doué.
        "
    Le Marchand de Sable qui passe" est une oeuvre de "jeunesse" (créée en 1908, l'année de son mariage, sur un texte de G. Jean-Aubry ; c'est son opus 13) : délicieuse de douceur et de sensibilité mais malheureusement méconnue, je vous en livre ici deux extraits que j'interprète à ma manière, n'en connaissant pas vraiment l'argument.

    Dans celui-ci, c'est comme si l'on assistait à l'envoi
    de petites poignées de sable sur nos paupières...
    Notez l'usage de la harpe, instrument impressionniste
    particulièrement remis à l'honneur par le chef de l'école
    musicale française de l'époque Claude Debussy.


    Et avec celui-là, nous nous endormons, car c'est l'une des plus douces
    berceuses que je connaisse... Elle est d'abord jouée à la flûte, évidemment,
    mais l'extrait ci-dessous en est la reprise aux violons, pianissimo.
    La flûte continue d'accompagner le chant, dans le grave, et la harpe
    nous enveloppe de son atmosphère fluide et harmonieuse.

     
     

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