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        Issoudun est le siège d'une congrégation appelée "les Missionnaires du Sacré-Coeur".
        Fondée en 1854 par le Père Chevalier, cette Congrégation initialement masculine oeuvre dans les Pays du Tiers Monde, particulièrement en Indonésie (en Papouasie-Nouvelle-Guinée) et est devenue internationale, avec près de 2.300 membres et d'autres points d'ancrages notamment en Amérique.
         Elle s'est élargie d'une "Fraternité" vouée par le Père Chevalier à Notre-Dame, pour laquelle il édifia
    à Issoudun une basilique qui est aujourd'hui un important centre de pèlerinages.




        Je suis allée visiter sa crèche, qui a le mérite de reproduire, contrairement aux crèches habituelles, une sorte de case munie de vitraux avec une petite lanterne rouge...



     

        Au fond de la basilique, on ne peut manquer d'être ému par la chapelle ardente vouée à la vierge.




        Mais l'endroit le plus merveilleux pour prier se trouve au fond du parc, à la brûlerie des cierges. La vierge à l'enfant s'y trouve entourée de troncs et de feuillages et, étonnamment, chaque fois que je lui rends visite, le soleil brille derrière sa tête et la fait étinceler, comme d'un sourire complice et apaisant... En plus comme Issoudun est un trou perdu dans un monde matérialiste, il n'y a jamais personne.



    Pour accompagner notre appel  pressant dans ce monde déchiré,
    je vous invite à écouter ici le final de la Suite Gothique pour orgue
    de Léon Boëllmann (1862-1897) : sa Toccata,
    exécutée par Jean Costa en l'Eglise Saint-Vincent-de-Paul de Paris (début)

     


      
     

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    Nous voici transformés en fumées
    N'apparaissant qu'à peine en quelques heures de jour
    Soufflés par le brouillard
    Comme de vieux fantômes
    Gelés...

    Arbres givrés



    Tiens, je me suis caché !
    Mais tu me vois quand même,
    Avec mon shampoing blanc
    Sur la tête...

    Arbres givrés



    Par terre, il y a tant de filets tissés
    Que des sorcières sûrement rôdent dans les parages
    Avec leurs doigts fourchus,
    Et je ne voudrais pas tomber entre leurs pattes
    Comme lui...

    Arbres givrés



    Devenu balai de mégère,
    Ou bien... toboggan d'escargots,
    Piste pour écureuils ?
    Oh, il fait bien froid dans le bois
    Pour s'amuser ainsi...
    Il doit s'être endormi.

    Arbres givrés



    Oui, nous sommes les arbres
    Tout habillés de givre,
    Habillés de la brume  qui erre un peu hagarde,
    Qui titube et s'attarde
    Comme une pauvre vieille avec son vieux fagot
    Sur son dos...

    Arbres givrés



    Déjà tombe la nuit, et pourtant
    Tu n'as pas vu naître le jour
    Véritablement
    Depuis un long moment...

    Arbres givrés



     

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        Voici un poème que j'ai composé à l'âge de 13 ans... Il m'est revenu subitement en mémoire alors que je constatais avec amertume la disparition de toute notion de merveilleux et de surnaturel dans le monde actuel. Pourtant, c'est cela le véritable message de Noël ! Et n'est-ce pas ce dont nous avons le plus besoin aujourd'hui ?

    Mais où sont les Noëls d'antan ?




    Il s'intitule...                                              
    Noël

    Ding ding dong, ding ding dong,
    Ding ding dong, ding ding dong !
    Les cloches ont sonné,
    Joyeux et bousculés,
    Douze coups dans la nuit :
    C’était l’heure bénie !
    Jamais l’oiseau tranquille
    N’avait vu si fébrile
    Le petit bourg transi
    D’ordinaire endormi.
    La foule se pressait
    Sur la place éclairée ;
    La porte de l’église
    Se ferma à la bise,
    Et soudain retentit
    Un cantique assourdi…
    L’oiseau n’avait plus froid,
    Il était plein de joie ;
    Il ne comprenait pas,
    Mais lui aussi chanta.

     

    Mais où sont les Noëls d'antan ?



    Voici en illustration musicale
    la fin de la Cantate de Noël d'Arthur Honegger,
    une splendeur qui traduit exactement cette réalité
    de Noël, autrefois...

     


     

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             Pour Noël, je vous propose quelques extraits du joli conte musical composé par Gabriel Pierné (1863-1937) sur des paroles de Gabriel Nigond : "les enfants à Bethléem", créé en 1907.
        Destiné à être joué et chanté par les enfants des écoles (je connais un monsieur de 85 ans qui a chanté cela autrefois, dans son école religieuse), ce conte représente des petits bergers qui, au moment de rentrer se coucher un soir d'hiver, entendent une étoile qui leur crie que Jésus est né dans une étable. Vite, de retour avec leurs troupeaux, ils se hâtent de prendre des lainages et du lait pour les porter à l'enfant qui, paraît-il, a froid ; tandis qu'au loin approche une étrange caravane portant des rois au teint basané... Dans le second tableau, on se trouve dans l'étable où Marie et Joseph entourent le bébé, que réchauffent un âne et un boeuf doués de parole (tout le monde chante !). D'abord choqués du bruit entendu au-dehors, ils découvrent avec attendrissement toute la troupe des petits pâtres, suivie de près par les chameaux et les mages. S'ensuit une merveilleuse adoration de l'enfant... le but étant de créer une sorte de crèche vivante.
        

    Noël !

      
     
        Je vous en livre ici un premier extrait : le retour des bergers qui entendent l'étoile ; et dans quelques jours, vous aurez l'arrivée des mages.
        L'enregistrement est dû à l'orchestre et à la maîtrise de Radio France dirigés par Michel Lasserre de Rozel (voyez le disque ici : vous pourrez en écouter plusieurs passages)


    Extrait 1 :
    (Récitant)

    La voix du soir glacé se disperse et se brise...
    (...)
    Mais, bravant le froid qui les mord,
    Avant que de quitter le dernier pâturage,
    Avec l'insouciance et l'ardeur de leur âge,
    Les petits pastoureaux veulent danser encor.

    (Les pastoureaux)
    Têtes brunes et têtes blondes,
    Les roussots sont les plus beaux !
    Choquons en dansant la ronde
    Nos sabots !

    (L'étoile)
    Noël ! Noël ! Noël !
    L'étoile a rayonné !
    Sous la nuit de givre fleurie
    Jésus, fils de Marie,
    Dans une étable est né !



        Les pastoureaux au début n'entendent pas l'étoile, puis se décident à céder aux instances de leur grande soeur et de prendre le chemin du retour : c'est alors qu'ils perçoivent l'appel venu du ciel...
     

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    Fille au yeux brillants
    Au cœur d’oiseau
    Aux cheveux brûlés de soleil
    Qui fuis comme l’éclair chaud à travers les feuillages
    Prends garde à mes bonds souples de chat sauvage
    Car je te piège interminablement

    Quand je te tiens captive au filet du regard
    Craintive tu te détournes
    Et te métamorphoses en forteresse d’épines
    Grand Sphinx aux yeux aveugles et remuant ses ailes
    Mais je t’attends
    Tapie au pied d’une arbre
    J’épie l’écroulement de tes mirages sans corps

    Aussi patiente que la racine de l’arbre
    J’attends que tu m’oublies
    Et que tu redeviennes
    Ce flexible roseau mollement agité par la brise
    Dont je tirerai la plus belle musique
    Qu’ait pu rêver mon âme
     

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