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          Contrairement à l'annonce de la météo, il a neigé jusqu'à la Loire cette nuit, et chez nous, en plein Berry, les flocons sont tombés jusqu'à midi, provoquant de belles difficultés un samedi matin, jour de courses et de marché.
     
        Malgré un sablage conséquent et réitéré, la neige s'amoncelant sans cesse créait dérapages et blocages, sans parler de la nécessité de désenneiger sa voiture chaque fois qu'on l'avait garée quelque part... N'ayant guère l'habitude de vivre à la montagne, je croyais y être, et c'était même pour moi une expérience très inhabituelle. Voici l'aspect d'un carrefour de ma cité ce matin.

    Neige sur Issoudun

     
        Il a bien dû tomber 15 cm de neige, et lorsque vers midi cela s'est arrêté et que je suis partie en promenade (bien bottée et bien couverte), voici ce que j'ai trouvé :

     

    Neige sur Issoudun


        Ici, nous sommes derrière le Musée de l'Hospice Saint-Roch, un ancien hôpital tenu par des religieuses. Il y a une petite promenade, et nous y découvrons un joli banc pour les amoureux, que je dédie spécialement à Clémentine
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    Neige sur Issoudun

     
        Le bras d'eau que nous voyons passe sous la pièce principale de l'hospice et servait à évacuer (par des ouvertures basses) les déjections des malades. Il rejoint notre rivière, la Théols, un affluent de l'Indre.
     

    Neige sur Issoudun

     
        Voici la Théols, qui rejoint le jardin que j'ai déjà souvent photographié, où nagent habituellement les canards...

     

    Neige sur Issoudun


     
      En passant ce petit pont, on rejoint quantité de jardins potagers qui appartenaient autrefois aux religieuses (c'est la "palmeraie" d'Issoudun)...
     

     

    Neige sur Issoudun

     
         Comme vous le constatez, la rigole où l'on puise de l'eau a gelé.
     

    Neige sur Issoudun

     
        Cette tonnelle en plein pré est un poulailler ! Ses occupants ne semblent pas trop affectés par le froid.
      

    Neige sur Issoudun

     
        Pour Viviane qui dit aimer les rangs de poireaux gelés, en voici quelques exemples.
     

    Neige sur Issoudun

     
        Au loin, on entend crier des oies, qui peut-être réclament leur pitance à l'homme emmitouflé que j'ai vu pénétrer par une grille. Conjugué au croassement des corbeaux, leur cri rauque me rappelle une comptine que je récitais à l'âge tendre...


    Trois corbeaux noirs
    Aux longs bec(que)s pointus
    (je disais ça et c'est mieux pour le rythme)
    Ont chanté trois soirs
    Et se sont tus...

    Le premier disait "couâc !"
    Le second disait "couêc !"
    Le troisième disait "couôc !"
    - Oh ! Le vilain bec de ce corbeau-là !!
     
     
     

    Neige sur Issoudun

     Aux cabanes de jardins pendaient des stalactites...
     

     

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  •     Comme il n'est pas permis de recopier des pages entières d'un livre, je note ici quelques simples citations de ce dernier livre d'Hélène Grimaud qui fait mes délices (Robert Laffont, 2005).

     

    Leçons particulières

     
     
     
     
        "Il y a quelque chose de sorcier chez les petites filles : cette façon d'être feuille et fleur, ce frémissement à la vie. On les sent si proches du secret qu'on les sait complices avec la mort, elles l'invitent dans leur voile de communiantes, leurs dînettes de cérémonie et l'ourlet de leurs robes." (p.92)

           "Etre libre, c'est faire du corps une puissance qui ne se réduit pas à son organisme, c'est faire de la pensée une puissance qui ne se réduit pas à la seule conscience. Appelons la pensée l'âme et concluons : l'âme doit vivre avec le corps et le corps avec l'âme ; autant dire, l'âme doit vivre la vie, sa vie, ici et maintenant, comme le corps doit vivre l'âme, son âme, ici et maintenant.
        "J'ai eu la grande prétention de vous suggérer d'expérimenter la musique. Peut-être ces petites précisions (...) vous éclaireront-elles sur ce que j'entendais par là, et au-delà du fait, que bien évidemment, expérimenter la musique, c'est d'abord (...) que vous deveniez la vie continuée de la musique." (p.80)

        "Et si, ces dernières années, je m'étais limitée à n'être le médium que de la musique ? (...) Et si j'avais sacrifié trop de ma liberté - mais sur quel autel - et qu'alors, les ailes rognées, elle ne permette plus ni à mon âme de vivre ma vie, ni à mon corps de vivre son âme." (p.99-100)
     

           "Rien n'est jamais acquis, rien ne nous est dû, et plus la relation avec l'autre est une relation rare - et quelle merveille, quelle rareté, quel privilège que cette relation avec le loup -, plus elle est fragile, incontrôlable.
         "J'ai appris à garder la plus grande vigilance, à être intensément, de toutes mes fibres, de tous mes neurones, dans la relation du moment, comme si elle pouvait m'échapper à tout instant. Et ce qui vaut avec les loups vaut avec la musique."(p.114)

        "L'amour est partout où est l'art. L'art déploie l'amour. (...) L'art tutoie l'âme car c'est à l'âme qu'il s'adresse."(p.139)
     
     

    Leçons particulières

     
            

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    Etoiles...

     

     

    Oui j’irai dans la nuit des étoiles
    Oui j’irai dans le soir des étoiles
    Sans voiles
    Au milieu des étoiles
    Et pâle
    A l’éclat des étoiles

    Je courrai dans le froid des étoiles
    Je courrai dans l’hiver des étoiles
    Etrange
    Dans la nuit des étoiles
    Immense
    Dans le soir des étoiles

    Je fuirai dans les cris des étoiles
    Je fuirai dans le chant des étoiles
    Perdue
    Dans le froid des étoiles
    Menue
    Dans l’hiver des étoiles

    Je crierai dans le flot des étoiles
    Je crierai dans le mer des étoiles
    Pleurante
    Dans les cris des étoiles
    Mourante
    Dans le chant des étoiles

    Et la vie dans la nuit des étoiles
    S’enfuira dans un envol d’étoiles
    En gerbes
    Comme un bouquet d’étoiles
    En perles
    Comme un essaim d’étoiles

    Et l’amour dans le froid des étoiles
    S’enfuira comme le flot d’ étoiles
    En vagues
    Comme une mer d’étoiles
    En vagues
    Et volutes d’étoiles

    Je verrai s’évanouir les étoiles
    Une à une je verrai les étoiles
    Pâlir
    Comme au matin l’Etoile
    Mourir
    Dans un souffle d’étoile

    Je verrai s’effacer les étoiles
    S’effacer comme on dissipe un voile
    Brouillard
    Qui s’envole en étoiles
    Ou soir
    Se fondant en étoiles

    Plus de jour pour survivre aux étoiles
    Quand seront disparues les étoiles
    La Nuit
    Sera l’unique étoile
    La Nuit
    Me tuera pauvre étoile

    Je mourrai alors dans les étoiles
    Je fuirai comme une brume un voile
    Sans voile
    Au milieu des étoiles
    Et pâle
    Tout comme les étoiles


    Publié en 1974 aux éditions Saint-Germain-des-Prés
    dans un ensemble intitulé
    Pour Survivre,
    (Le Rossignol d'Argent)
     
     
     

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           Un chien blanc et un chien noir, ça ne va pas fort ensemble... ; un chien et un chat, non plus... ; alors, un chien blanc et un chat noir !!! Et c'est là que nous voyons que, contrairement à nos souhaits, nos chers animaux ne sont pas moins racistes que nous ; c'est à nous de leur apprendre la tolérance ! 
     
     
         Voici une petite saynète à lire tout fort et avec le rythme...
        Elle met en scène un chien blanc  coursant un chat noir, lequel trouve refuge derrière une grille, laissant le chien pantois.

    Chien et chat



    Chat… rogne !
    Chat… pitre !
    Chat… va chauffer !!!
    Chat… perlipopette !
    Chat… rrive !
    Chat… loupé…
    Ben… où est-il donc ce chat ? (teigne !)
    Il est caché le chat…sœur-sachant-chasser-sans-son-chien
    (dans … les chardins !!!)

     

    Chien et chat

     

    Chien et chat

     

    Chien et chat

     

    Chien et chat

     

     


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        L'hiver m'épuise, je bâille de plus en plus... Je pense avoir des affinités avec les marmottes, qui hibernent ! Et cela me rappelle le dernier de ces "vilains" sonnets que j'ai écrits lors de mes pénibles études parisiennes, au sujet de ce cours de philosophie abhorré. L'amie Hélène qui y est citée n'a rien à voir avec Hélène Grimaud - dont j'aimerais vous reparler prochainement ! -, et elle s'acquittait stoïquement d'un exposé sur Platon bien étrange : n'avait-elle pas dessiné au tableau un chien en train d'aboyer, nous affirmant que ce n'était qu'une "idée de chien" ??
      
     
     

    Un chien aboie au tableau noir ;
    Hélène parle des Essences ;
    Mais si nous avons l'existence,
    Comment pouvons-nous le savoir ?

    C'est dans un sombre désespoir
    Que le cours de philo nous lance,
    Car ce que le grand Platon pense,
    Nous ne pouvons le recevoir.

    Nous dissertons ontologie
    Mais notre esprit, pauvre bougie,
    Vacille, fumeux et mourant...

    Adieu, Vérité éternelle :
    Que l'Intelligence étincelle
    Bien loin de nos corps transparents !
     
     
     
     
     

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