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    En me rendant au marché
    (Faut rire et pas se fâcher !)
    Au marché au potiron
    (Aux girolles et aux marrons)
    J'ai vu trois belles citrouilles
    (Oh ! là là, ces bonnes bouilles !)
    Qui se tenaient par la main
    (Halloween, c'est pas demain ?)




    Le chapeau tout de travers
    (Il était d'un vieux gris-vert)
    Elles m'ont fait des grimaces
    (Pour ça je vous en fais grâce...)
    Ainsi que des pieds de nez
    (Je vous prends à ricaner !!)
    Des vilains cris de fausset
    Avec leurs dents déchaussées...
     



    Je leur ai dit poliment :
    "Allez voir votre maman,
    Qui niche chez la Corneille
    Entre deux plants de groseilles !
    Je lui ai donné pour vous
    Trois petits bonbons tout roux :
    Sauvez-vous de mon passage
    Ou vous ferez mon potage !!!"
     


                    
     
     

     
    Gifs de Maureen Poulain
     http://wwla grotte aux gifs/
     
     
     

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    Est-ce Brocéliande ? Est-ce le lac Saint-Jean ?
    Est-ce un nid de légende où les feuilles posées
    Nonchalamment dessinent une surface absente
    En un miroir sans fond ?


    Ô Creuse délicieuse, tu t'étales rêveuse
    Et glisses paresseuse entre les monts touffus ;
    Les versants chevelus qui te gardent cachée
    Dessinent des splendeurs en tes replis secrets.


     

     
    Quelques barques reposent entre terre et racines,
    Des branches assoiffées cherchent l'onde indistincte,
    Et de petits îlots hirsutes et barbus
    Surgissent par endroits du milieu de ton cours.


    Ô Creuse langoureuse,
    Tu dessines pour nous un chemin de dragon,
    De monstre du Loch Ness habillé en peluche ;
    Les rondeurs de ton cou moutonnant jusqu'au ciel
    Font qu'on oublie le fond et qu'on oublie le ciel...



     

    Ma maison est dessous, le soleil l'a touchée :
    Je vis dans les nuages au profond de ton coeur...

     
     
     

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  •        Pour répondre à l'angoisse exprimée dans le poème "le sommeil de Dieu", voici son corollaire : un dessin qui s'intitule "Un tapis volant de lumière"...
             Ça réconforte, parfois, un joli dessin...
     
     
      

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  •        Hier, alors qu'il faisait beau et chaud, ma soeur Cécile qui habite Fontainebleau s'est rendue en forêt, et m'a adressé quelques jolies photos, qu'elle dit "d'automne", mais qui n'y ressemblaient qu'à peine !
           J'en ai retenu celles-ci, car c'est un endroit que nous fréquentons souvent, étant situé juste au-dessus de notre quartier natal (proche gare) : la "Croix du Calvaire" est un monument érigé sur une hauteur qui surplombe toute l'agglomération de Fontainebleau (ville d'art et d'histoire) et d'Avon (charmante bourgade ayant pris une extension spectaculaire, jusqu'à Fontainebleau d'une part et jusqu'aux bords de Seine d'autre part). Voici d'abord la croix, à laquelle aboutit une petite route aujourd'hui fermée (on y pique-niquait autrefois)...

     
     (Photo du net)

        Et voici le panorama auquel elle fait face, et que l'on découvre en effectuant une rotation de 180°. 
     
       
    (Photo prise par moi-même)
     
    Je laisse la photo en format assez large, mais il est vrai que l'on distingue mal les détails : au fond cependant, vous discernerez les tours du château.
     
       Pour finir, cette Vierge peinte par un artiste du début du siècle dans une grotte du "rocher Saint-Germain", tout proche (direction Melun) ... 
      
     
    Puisse-t-elle nous protéger du réchauffement planétaire et de la sécheresse...
     
     

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    « Phèdre est une chrétienne à qui la grâce a manqué »

     
    Dans ton sommeil de marbre obscur,
    Des mers, des temples, des montagnes,
    Des géants aux fronts multiples ;
    Et la nuit qui parcourt ses cercles inlassables,
    Jambes ailées, bras éclatés,
    A pourchasser des sphères indistinctes...
    Souriante au milieu des fleurs,
    Je suis posée en cœur de lotus,
    Trop petite pour être aimée,
    Trop frêle pour être aperçue,
    Pétale fermement accroché à sa tige
    Pour demeurer en toi…
    Et j’entends sans relâche ton cœur comme un tambour,
    Ta vie qui bat puissante,
    Et ton souffle grandit,
    Gonfle les siècles à venir,
    Bénit les longues hyménées blanches !

    Vois-le, ce ridicule petit monstre rampant
    Qu’un seul souffle de tes lèvres
    Aurait pu ranimer !
    Le serpent de l’Apocalypse,
    C’est lui, ce mutilé du cœur,
    Ce mutilé sans membres, sans pattes,
    Sans voix,
    Cet enfant avorté !
    Et la bouche de l’esclave que l’on traîne à genoux
    Par le lourd coller de fer
    Sur les pavés mouillés
    Hurle à la mort, hurle sans fin :
    « La mort est en moi !
    Qui comblera le gouffre où fut ravi mon cœur,
    Qui me rendra le souffle
    De cette vie battante au grand espace !
    Autrefois j’ai rêvé de mondes infinis,
    Où l’ombre était égale au soleil, où dormir
    Était le plus haut vol …
    Jamais on ne m’apprit que je serais vaincu ! »

    Mais vous,

    Jardins-vapeurs de la montagne bleue,
    Temples-clameurs de vagues et d’étoffes,
    Si de nouveau s’ouvraient vos ombres bienfaisantes,
    Nous aurions peut-être une chance
    De ne pas mourir tout à fait !…

    Et si renaissait l’Océan,
    Toi, mon bateau gracile,
    Plus léger qu’une fleur de mai,
    Tu te nommerais Tempête,
    Tu te nommerais Beauté,
    Tu te nommerais Je Veux,
    Tu te nommerais JE T’AIME…

    1977
     
     

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